Communaute
22:06 25 mars 2016 | mise à jour le: 25 mars 2016 à 22:06 temps de lecture: 4 minutes

Des rêves remplis d’espoir et de bonheur

MALADIE. Chaque jour au Québec, la Fondation Rêves d’enfants réalise le rêve d’un enfant de 3 à 17 ans. Les rêves qu’ont récemment réalisés Amélie Thériault et Milian Rousseau les ont menées à une chose importante: un but après la maladie.

«Lorsque j’ai reçu mon diagnostic de lymphome hodgkinien, qui est un cancer des ganglions lymphatiques, je me suis dit « pourquoi moi? » En plus, ma mère a combattu un cancer du sein en même temps. Mon père a dû laisser son emploi pour nous supporter. Dès que j’ai su que j’avais le cancer, nous avons commencé les démarches avec Rêves d’enfants. Pour moi, c’était déjà clair que je voulais aller à Paris», raconte Amélie, maintenant âgée de 18 ans.

Le voyage est arrivé tout récemment, au début du mois de mars. Amélie est formelle, elle ne regrette vraiment pas son choix. «C’était vraiment merveilleux. J’étais assez en forme pour faire tout ce que je voulais. C’était difficile de marcher autant, mais quand j’ai aperçu la tour Eiffel au loin, je me suis dit qu’il fallait absolument continuer. On est aussi allé au Pont des arts où on a mis un cadenas sur lequel il était écrit « 2016, nouveau départ.»

Dans le cas de la famille Thériault-Dionne, vivre cette situation en famille a eu un très grand impact sur la façon de voir la vie. «Ça change vraiment les perspectives. On ne voit plus les choses de la même manière. Pendant qu’on était à Paris, il n’a pas fait super beau et même un peu froid durant certaines journées, mais ce n’était pas grave après tout ce qu’on a vécu», explique Lucie Dionne, la mère d’Amélie.

Pour Milian Rousseau, aussi maintenant âgée de 18 ans, la plus belle chose que Rêves d’enfants pour lui donner était un voyage aux îles Galápagos pour nager avec les tortues de mer. «C’était quelque chose que je n’aurais pas pu faire en dehors de Rêves d’enfants. Avec ma famille, on est parti au début du mois de janvier et c’était vraiment fou de nager avec les tortues. Ça a été un moment magique et la plus belle partie de mon voyage», raconte la jeune femme en rémission d’un cancer des ovaires.

L’importance de l’entourage

Dans le cas d’Amélie, son père et sa sœur ont joué un très grand rôle durant la maladie. «Je suis vraiment très proche de ma sœur Laurie. Nous avons une très bonne relation. Pendant ma maladie, c’était une bonne petite infirmière. Elle m’aidait beaucoup parce que j’avais entre autres beaucoup de misère à me tenir debout et à marcher.» Le fait de combattre le cancer avec sa mère a semblé aussi aider. «On s’encourageait mutuellement. On y a mis beaucoup d’humour, surtout quand on échappait des choses par terre!»

Ses amies ont aussi joué un rôle primordial. «C’est là que j’ai vu qui étaient mes vraies amies. Ils organisaient des choses pour moi, l’une d’elles est même venue à l’hôpital avec moi.»

Pour Milian, la personne qui a fait toute la différence en dehors de sa famille a été son amoureux depuis maintenant trois ans. «Une chance que j’avais mon copain. Dans des situations comme ça, plusieurs seraient partis à l’annonce du diagnostic, mais lui il est resté. Ça aidait vraiment de me faire dire que j’étais la plus belle alors que j’étais à mon plus laid.»

La vie peut maintenant reprendre

À un certain rythme, les deux jeunes femmes reprennent peu à peu la vie de tous les jours. À l’automne prochain, elles pourront même reprendre l’école. Milian débutera un baccalauréat en science du langage à l’Université Laval, tandis qu’Amélie entamera un diplôme d’études collégiales et science humaine, profil éducation au Cégep de Limoilou. «Le docteur m’a dit que dans 95% des situations de cancer comme j’ai eu, il n’y a pas de rechute. Pour moi, c’était terminé», conclut Amélie.

Lire aussi: Rêve d’enfants: Les voyages souvent demandés

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