Communaute
17:00 22 juillet 2016 | mise à jour le: 22 juillet 2016 à 17:00 Temps de lecture: 3 minutes

Une expérience magique en Équateur pour des futurs enseignants

AIDE. Durant trois semaines, 15 étudiants en enseignement à l’Université Laval se sont rendus en Équateur, afin de retourner aux bases de leur future profession et tenter d’aider les villageois qui y résident. Quelques semaines après son retour, Mylène Lelièvre en parle comme d’une expérience magique.

Pour elle, le groupe a réalisé son souhait de ramener leur future profession aux bases en Équateur. «C’est sûr que l’informatique c’est pratique et facilitant avec du copier-coller, mais il ne faut pas oublier que les crayons et les papiers existent. La technologie c’est important, mais il ne faut pas oublier le contact humain et les valeurs importantes.»

Durant leur séjour, les jeunes Québécois ont eu la chance de porter plusieurs chapeaux dans le but de venir en aide aux locaux. «Nous avons été là trois semaines. Le matin, nous étions attitrés à des endroits précis. On allait soit à l’école de Caluqui, à l’école de Gonzalez, au centre de personnes âgées, à la garderie ou à la cuisine de l’école. Nous avons donné des cours d’anglais parce que le directeur trouvait que c’était un manque là-bas. On en a profité pour intégrer un peu de français aussi.»

D’après Mylène, il n’y a pas que comme futurs enseignants que le groupe a été utile. «Dans l’après-midi, on faisait des tâches communes, par exemple ramasser les déchets dans la cour d’école, désherber des champs, aider à l’agriculture, etc.»

À l’arrivée du groupe dans le village, l’accueil a été très chaleureux. «Les gens là-bas nous ont accueillis à bras ouverts. Ce qu’ils nous ont expliqué, c’est qu’avant, ils avaient peur des étrangers, c’était l’inconnu. Une femme du village a commencé graduellement à en recevoir chez elle et les gens ont commencé à voir qu’il y avait des effets bénéfiques et à avoir moins peur. Graduellement, ils se sont impliqués et maintenant, ils acceptent des groupes», explique-t-elle.

Choc culturel

Selon la future enseignante, tous n’avaient pas le même niveau en espagnol, ce qui a causé des difficultés à certains. «Au début [de l’aventure], on était tout seul à nos postes. Par la suite, on était deux. Des fois, la barrière de la langue était difficile.»

Les quinze Québécois ont rapidement remarqué plusieurs différences entre les écoles d’ici et celles de l’Équateur. «Les écoles c’est très différent d’ici. Celle de Caluqui était plus petite, puisque c’est l’école du village. L’école Gonzalez était plus grosse. Là-bas, les bâtiments étaient placés en forme de U, avec la cour au centre. Les bureaux étaient assez petits et en plastique. Il n’y a pas beaucoup de discipline comparativement à chez nous.»

Les locaux ont semblés très intéressés par la vie canadienne des membres du groupe. «Ils nous posaient beaucoup de questions pour savoir comment ça fonctionne au Canada. Ils étaient aussi intrigués par l’hiver.»

Revenir à la réalité

Même si le voyage n’a duré que trois semaines, le groupe est revenu marqué. «À notre retour, on était tous content de retrouver notre confort et notre nourriture. Un peu plus tard, on a tous eu des moments nostalgiques parce qu’on s’ennuyait de notre famille d’accueil. Nous avons appris beaucoup là-bas», raconte Mylène.

Québec Hebdo

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