Communaute
14:57 6 juillet 2011 | mise à jour le: 6 juillet 2011 à 14:57 temps de lecture: 5 minutes

Immersion québécoise pour 40 enseignants de français d’à travers le monde

Une quarantaine d’enseignants en français langue seconde de partout à travers le monde suivront un stage de perfectionnement à l’Université Laval cet été. Une opportunité pour ces francophiles de parfaire leurs méthodes d’apprentissage de la langue et de baigner dans la culture québécoise.

Les participants, dont la majorité provient d’Amérique latine et d’Europe cette année, ont fait connaissance lors d’un déjeuner de bienvenue tenu le 5 juillet dernier au pavillon De Koninck de l’Université Laval. Sélectionnés par le ministère des Relations internationales (MRI) du Québec, les stagiaires devaient déjà enseigner le français dans leur pays d’origine, s’exprimer convenablement dans la langue et être âgés de moins de 55 ans pour se qualifier.

Les trois prochaines semaines ne seront pas de tout repos. Des journées de huit heures attendent les participants au cours desquelles ils assisteront à des formations pédagogiques et prendront part à des activités culturelles variées. Ils seront également évalués au terme des travaux pratiques qu’ils devront réaliser.

Le Stage en didactique du français, culture et société québécoises, qui existe dans sa forme actuelle depuis sept ans, a par ailleurs la particularité de faire une place de choix aux spécificités de la Belle province, comme l’explique la responsable pédagogique du stage, Zita De Koninck : «Non seulement on voit des contenus québécois, mais on montre aux stagiaires des manières d’enseigner ce contenu-là. Si on a un atelier sur la littérature québécoise, par exemple, on va réfléchir sur les moyens d’enseigner cette littérature. C’est une bonne combinaison de contenus culturels québécois et d’approches pédagogiques qu’on veut novatrices.»

Des ambassadeurs pour le Québec

Chaque stagiaire sélectionné par le MRI a reçu une bourse de 1500$ afin de couvrir leurs frais de scolarité et ceux associés à leur séjour dans les résidences du campus. S’ajoute à cette somme une allocation de 300$, octroyée par ce même ministère. Pour Lise Gravel, cheffe du pupitre Brésil pour le compte du MRI, l’appui financier accordé aux stagiaires s’inscrit dans une volonté du gouvernement du Québec de promouvoir la langue et la culture québécoise à l’étranger.

«L’expérience nous montre que l’année qui suit leur expérience ici, les stagiaires organisent un séminaire pour parler de leur séjour. Ils intègrent alors des éléments de la pédagogie qu’ils incluent à leur propre formation. Ensuite, ils utilisent des vidéos, des disques et des DVD pour faire la promotion, soit du français d’ici, ou soit d’un aspect de notre culture. Ça demeure d’excellents ambassadeurs pour le Québec.»

Même son de cloche du côté de Rachel Sauvé, coordonatrice du stage, qui rappelle également que la venue d’enseignants originaires des quatre coins du globe «fait rayonner L’École des langues de l’Université Laval». «Ce sont tous des professeurs qui retournent chez eux et qui recrutent ensuite des étudiants de leur pays pour apprendre le français ici. D’ailleurs, ça s’est concrétisé dernièrement. Il y a une stagiaire de l’année dernière qui a choisi d’amener ses étudiants à l’Université Laval dès l’an prochain», ajoute Mme Sauvé.

Une expérience enrichissante

«Je ne connais pas du tout le Québec. Mais jusqu’à maintenant, ça me plaît beaucoup!», s’exclame Ryanna Richter Uitdenbogaardt des Pays-Bas. Celle qui a postulé pour le stage à la suite d’un congrès d’enseignants de français dans son pays natal se dit également curieuse d’apprendre les méthodes d’enseignement québécoises.

Mme Uitdenbogaardt n’est pas la seule stagiaire intriguée par le Québec. Lavinda Texeira Gomes, née au Brésil, espère que son expérience en sol québécois lui permettra d’aller au-delà des stéréotypes qu’elle connaît «comme le sirop d’érable et les caribous».

Quant à Elsa Rosario Guanilo, son séjour ici est d’abord motivé par son amour de langue française. «C’est une langue qui a beaucoup de relations avec la culture et la société. Et j’entends toujours des bonnes choses sur les Francophones d’ici, comme la façon de vivre, le respect, la tolérance et l’humilité. Ce qu’on ne voit pas partout», explique cette péruvienne d’origine. En attendant de se mettre au travail plus sérieusement, Mme Guanilo, enseignante à l’Université Ricardo Palma à Lima, profite des atours de la capitale québécoise : «Ce que j’ai vu c’est incroyable. Le centre-ville, le Château Frontenac, tout est incroyable ici!»

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