Communaute
14:00 17 août 2018 | mise à jour le: 17 août 2018 à 14:00 temps de lecture: 3 minutes

Recherche doctorale sur l’expérience pèlerine

Adeptes de la marche au long cours, Brigitte Harouni et Éric Laliberté ont puisé dans leurs récentes expéditions pour alimenter une thèse doctorale présentée à la chaire Jeunes et Religions de l’Université Laval. L’objectif consistait à documenter la recherche à propos de l’expérience pèlerine au XXIe siècle.

Que l’on arpente les chemins de Compostelle ou les sentiers du Québec, la richesse de l’expérience est la même dans la tête et dans le corps du marcheur.

Photo gracieuseté

Pour mener à bien ce projet, le duo a créé l’organisme Bottes et Vélo. Il s’agit d’un service professionnel d’accompagnement et de soutien aux pèlerins dans leur démarche spirituelle. C’est également une occasion d’étudier et documenter les états d’esprit qui se manifeste durant les longues excursions déambulatoires.

Leur constat: il n’est pas nécessaire d’arpenter des sentiers renommés de par le monde pour vivre une expérience enrichissante. Bref, sur le chemin de Compostelle ou dans les montagnes gaspésiennes, le défi est le même et le résultat sur la quête personnelle également. Les deux aventuriers ont vérifié cette réalité après avoir traversé le célèbre sentier pédestre européen à plusieurs reprises, ainsi qu’avoir rallié Québec au Rocher Percé et Montréal aux chutes Niagara.

«Au fil des trajets complétés, nous constatons, Brigitte et moi, que peu importe où on le pratique, l’exercice pèlerin se veut une façon de réfléchir sur nos priorités. En quittant nos repères pour faire le vide, on reprend contact avec l’essentiel pour soi. C’est universel, et le lieu a moins d’importance que le temps d’arrêt et de décrochage qu’on s’accorde», explique Éric Laliberté.

Quitter la routine

Ainsi, il n’est pas nécessaire d’investir une fortune pour se rendre à Compostelle ou de laisser tomber un projet de ressourcement parce qu’on n’a pas les moyens. Ce qui compte n’est pas la destination, mais l’expérience. Or, selon les fondateurs de Bottes et Vélo, celle-ci peut très bien être vécue à proximité. Ce n’est pas pour rien que le Québec a vu naître une trentaine de chemins de pèlerinage ces dernières années.

«En quittant notre quotidien routinier, on sort de notre zone de confort. En se mettant en quête de nouveaux repères, nos sens se mettent automatiquement en éveil. C’est pour cette raison que les bienfaits du pèlerinage se découvrent où qu’on marche. Seul prérequis, il faut que l’aventure dure plusieurs jours, idéalement plus d’une semaine, car ça prend un peu de temps pour se déprogrammer et cibler l’essentiel», précise le guide en référant à l’expérience optimale qui permet de faire le point sur notre vie.

Pour faire le parallèle entre la théorie et la pratique du pèlerinage en 2018, Éric Laliberté et Brigitte Harouni animent un cours immersif à l’école d’été de l’Université Laval. À la fin août et à la mi-septembre, ils amèneront des groupes parcourir la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. L’organisme Bottes et Vélo offre aussi des excursions d’initiation à la longue randonnée d’une fin de semaine, ainsi que des sorties marche et yoga.

Pour plus d’information: www.bottesetvelo.com

Éric Laliberté et Brigitte Harouni ont fondé l’organisme Bottes et Vélo, qui propose un service professionnel d’accompagnement et de soutien aux pèlerins

Photo gracieuseté

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