Communaute
21:17 1 octobre 2010

Histoires de trains

Dans le quartier italien, un homme porte un plâtre à la jambe. «Il n’a pas payé Tony!», lance Pierre Fournier. Un peu plus loin, un hélicoptère survole un champ de maïs. De drôles de plants plus verts en occupent le centre… Malgré les apparences, on ne parle pas de fait divers ici, mais plutôt de modélisme ferroviaire.

Ces scènes ont été imaginées par Pierre Fournier. Le passionné de trains miniatures raconte l’histoire d’une ville et de ses habitants vivant autour d’une voie ferrée quand il fait faire le tour de sa maquette située dans les locaux de la Société de modélisme ferroviaire de Québec située tout près de la gare de Via Rail de Sainte-Foy.

Les trains électriques sont donc le point de départ de tout un univers que les passionnés de Société de modélisme ferroviaire de Québec espèrent voir la population découvrir à l’occasion de son exposition annuelle qui se tiendra dans leurs locaux les 9, 10 et 11 octobre de 10 h à 17 h.

Quatre réseaux

Au menu, quatre réseaux bien différents les uns des autres. Le premier, le réseau HO, est 87 fois plus petit que la réalité et s’étend sur une superficie de 66 mètres carrés. Outre son quartier italien et sa campagne, il comporte une cour à bois, une rotonde, une mine, etc., le tout agrémenté de centaines de petits personnages dans les situations les plus variées, de quoi passer des heures à découvrir la «vie» autour des trains.

Pierre Fournier, l’artiste derrière la maquette avec son collègue Adrien D’Astous, avoue qu’il aime bien installer quelques surprises par-ci par-là pour surprendre les autres membres de la Société comme les visiteurs. Toutefois, il refuse de prendre tout le crédit pour l’intérêt que suscite le réseau HO. «J’aime m’occuper de la vue, du paysage. Mais s’il n’y avait pas quelqu’un comme Reynald [Pouliot, un autre membre de la Société] pour s’occuper des fils et de l’électronique, il n’y aurait pas un train qui marche.»

Le réseau HO n’est toutefois pas le plus petit : le réseau N le surpasse avec son échelle de 1/160. Il peut ainsi présenter une « ville» plus étendue. De quoi plaire à Bernard Babin, responsable de l’ensemble et passionné de trains depuis toujours. «À l’âge de 6 ans, mes parents m’ont offert mon premier train, raconte ce natif de New Carlisle en Gaspésie qui a passé son enfance tout près de la voie ferrée. J’en ai pris grand soin et je me suis bâti un réseau. C’est comme ça que j’ai développé cette passion-là.»

Les deux derniers réseaux sont plus gros. Le réseau Lionel a des allures de jouets pour enfants. Sa particularité : les éléments qui entourent le réseau, très industriels, sont également automatisés. Quant au dernier réseau, nommé 1 ½ « , il s’approche du véritable train et peut même embarquer des passagers pour une promenade.

L’Exposition annuelle de trains miniature se tiendra du 9 au 11 octobre de 10 h à 17 h au 3350, chemin de la Gare. L’entrée est de 5 $ par adultes et de 2 $ par enfant.

Thaïs Martel


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