Communaute
21:13 12 mai 2010

Grand ménage du printemps pour la rivière Lorette

Feraille, vieux pneus, serviettes de bain, bouteilles de verre ou de plastique, emballages de biscuits ou de chips et même une balançoire : par endroit, la rivière Lorette a tout d’un dépotoir. Les élèves de l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette (PAL) tentaient aujourd’hui d’y faire un peu de ménage.

Pour une septième année consécutive, le nettoyage de la rivière Lorette et de ses berges était effectué par plus de 250 élèves de deuxième secondaire de la PAL. «On tente de semer la graine de l’environnementalisme chez les jeunes», explique simplement Jean-François perron, conseiller en orientation à la polyvalente et chargé du projet de grand ménage de la rivière.

Depuis deux ans, l’école polyvalente de L’Ancienne-Lorette va encore plus loin. D’une part, les élèves apprennent plus sur l’importance de prendre soin des cours d’eau puisque les professeurs incluent le sujet dans la matière de leurs cours. L’analyse de la rivière Lorette tant au niveau de ses paramètres physiques – débit, turbidicité, eau dure ou non – qu’au niveau de sa santé avec la diversité des nanovertébrés, permet une meilleure connaissance du milieu.

D’autre part, ils ne s’arrêtent pas à la cueillette des déchets sur les rives puisqu’ils récupèrent ensuite grâce à un système de tri ce qui peut être recyclé. «Tout ce qu’on peut remettre au recyclage implique moins de C02. Et tout cela nous permet de faire une certaine propagande éducative», assure M. Perron.

Même si la situation de la Lorette ne s’est pas particulièrement améliorée depuis sept ans aux dires de Jean-François Perron, l’implication des élèves de la PAL a permis d’extraire de la rivière tous les vieux déchets dont certains dataient des années cinquante. «On a retiré une toile de piscine. Ça a pris quatre ans! On a aussi retiré des briques, un divan. Maintenant on sort l’annuel.»

La démarche globale de la PAL se tourne également vers l’avenir. «C’est un peu un effet papillon, un effet de masse. On dit aux élèves que oui, du métal, du plastique c’est dangereux. Mais les petits objets laissés le long du sentier le sont tout autant. Un petit papier par exemple : un oiseau qui le mange peut facilement en mourir», conclut M. Perron

Thaïs Martel


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