Communaute
20:44 15 février 2012 | mise à jour le: 15 février 2012 à 20:44 Temps de lecture: 3 minutes

La persévérance passe par la science aux Compagnons-de-Cartier

À l’école secondaire Les Compagnons-de-Cartier de Sainte-Foy, la persévérance scolaire passe par la science. Dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire qui se tenaient cette semaine dans l’ensemble du Québec, des élèves de tous les niveaux et de différents programmes présentaient Place aux sciences! une véritable exposition de tout ce que font les jeunes et leurs enseignants à travers les différentes activités scolaires et parascolaires liées aux sciences.

Les activités concrètes pour donner le goût de l’école – et des sciences – aux élèves sont nombreuses aux Compagnons-de-Cartier. Midi-science, robotique, défi génie inventif, les options ne manquent pas.

Pour les enseignants, c’est souvent l’occasion de motiver les élèves, en particulier les garçons. «Ce qui est le plus plaisant, c’est qu’on voit ressortir les garçons. Avec des cours plus théoriques, on les touchait moins. Quand on les met en contexte, on réalise rapidement leur intérêt. Ça va les chercher», résume Heidi Lamarche, enseignante en sciences.

Futurs scientifiques au cœur de l’action

L’école n’hésite pas à prendre les moyens pour favoriser la participation et l’implication des jeunes. Le projet Formule 1, par exemple, implique l’utilisation d’une imprimante 3D, une rareté, surtout dans les écoles secondaires.

«L’imprimante 3D permet de créer la voiture la plus aérodynamique possible. On peut imprimer le prototype et l’essayer, pas besoin d’aller voir une entreprise qui possède une imprimante du genre. On est plus autonome», raconte Félix Hurtubise, un élève visiblement passionné par son projet.

Parmi les exposants, se trouvaient également Michèle Bernière et Marie-Maxime Clément. Les deux jeunes femmes ont réalisé des expérimentations sur le poids des sacs à dos des élèves au primaire et au secondaire. Elles ont fait des constats surprenants et alarmants.

«On est allé voir une physiothérapeute qui nous a montré comment bien répartir le poids du sac. Elle nous a appris que le sac devrait peser moins de 10% du poids de celui qui le porte. On a pesé des élèves du primaire et leur sac et on s’est rendu compte qu’il représentait en moyenne 11 % de leur poids. Au secondaire, on a vu jusqu’à 22%», expliquent les deux scientifiques en herbe.

Elles entendent poursuivre leur travail en allant à la recherche de solutions. «Il faut imaginer les conséquences pour l’avenir de ses jeunes et trouver des solutions. Il faudrait réduire à l’essentiel, mieux s’organiser pour savoir quoi mettre dans le sac ou mieux porter le sac», indiquent les deux élèves.

Pour les élèves qui prennent part à l’activité de robotique, c’est la fierté de la réussite qui l’emporte. Philippe Carrier, Coralie Papillon et Raphaël Papillon ont réalisé des prouesses avec Cookie, le robot qu’ils ont fabriqué. «On a relevé trois défis de programmations contre les profs et on a gagné. On se sent pas mal forts de leur montrer comment faire», raconte Philippe Carrier.

L’école Les compagnons-de-Cartier met encore plus l’accent sur la science depuis peu avec sa nouvelle concentration lessciences.com. Robotique, concours scientifiques, journalisme et vulgarisation scientifique sont au cœur du nouveau programme qui vise à développer un sens critique et à éveiller la curiosité des jeunes.

Pour plus de détails : http://www.escc.ca

L’Appel, membre du groupe Québec Hebdo

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