Communaute
18:56 9 février 2012 | mise à jour le: 9 février 2012 à 18:56 temps de lecture: 3 minutes

Une centenaine au Pavillon des Milles fleurs: 100 ans de souvenirs pour Louise Dumais

De petits ballons roses couvraient le plafond de la salle où était réunie une cinquante de personnes. Un air mélodieux de piano berçait les convives. Tous les regards et les sourires étaient dirigés vers Louise Dumais. Assise dans son fauteuil roulant, elle débordait de vivacité, bien que tous étaient présents pour célébrer son 100e anniversaire vendredi passé au Pavillon des Milles Fleurs à L’Ancienne-Lorette.

Louise Dumais n’a jamais pensé qu’elle pourrait vivre jusqu’à 100 ans. «Qui pense à vivre à 100 ans?», affirme celle qui les a atteints le 5 février. Son secret ? Elle n’en a pas. Elle dit en souriant que Dieu n’a eu le temps de venir la chercher et que dès qu’il en aura, elle partira.

En excellente santé, les seuls signes de sa vieillesse sont le fauteuil dans lequel elle est assise et les quelques rides de son visage. «Elle n’a pas l’air d’avoir 100 ans. Je lui donnerais tout au plus 80», confie un résident qu’elle surnomme Monsieur bonbon.

En raison d’une chute, Mme Dumais a dû trouver logis à l’hôpital Saint-Sacrement. Elle précise que tout va bien et que ce n’était qu’un petit incident.

Malgré l’âge, elle n’a pas perdu sa mémoire. Elle se rappelle aisément des plus beaux moments qu’elle a vécus. «Je garde un beau souvenir des réunions de famille. Il y avait tellement de vie, avec les enfants, les petits-enfants…La vie de famille était le but de la vie», dit-elle.

Elle se remémore sa jeunesse, qu’elle qualifie de très belle : «Dieu que j’aimais les animaux! J’habitais sur une ferme et il y avait des chevaux et des poulets. J’en ai déchiré des robes parce que maman n’aimait pas me voir trop près des animaux et que je descendais trop vite de la clôture.»

Celle, qui est native de Saint-Pascal, défile le parcours de sa vie comme s’il s’agissait d’hier. Enseignante dans une école primaire de Saint-Germain et professeure d’orgue, elle a consacré une partie de sa vie à prendre soin de ses parents.

N’ayant jamais eu d’enfant, elle s’est mariée à deux reprises. Son premier mari ayant péri dans un incendie. Le deuxième a, pour sa part, fumé sa santé rapporte-t-elle.

Née dans une famille de 7 enfants, Mme Dumais est aujourd’hui la seule encore vivante. Elle peut toutefois compter sur ses nièces et neveux qui prennent soin d’elle. «Mes trois nièces, ce sont trois anges gardiens…ça dit tout !», confie-t-elle.

Ayant vécu les dernières années au Pavillon des Milles Fleurs, les gens de la résidence gardent un beau souvenir d’elle. «Mme Dumais n’était pas une patiente compliquée. C’était facile de discuter avec elle. C’était beau de la voir s’organiser elle-même», révèle la directrice, Sylvie Paquette.

Fière d’accueillir sa première centenaire, Mme Paquette soutient qu’à cet âge, les personnes âgées sont d’un naturel désarmant qui reflète ce qu’ils ont été et ce qu’ils ont vécu.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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