Communaute
16:03 20 février 2012 | mise à jour le: 20 février 2012 à 16:03 temps de lecture: 3 minutes

Un destin professionnel guidé par des rencontres marquantes

Dr Athyna Cambouris travaille au Centre de recherche et développement sur les sols et les grandes cultures. Chercheuse depuis plusieurs années, elle s’est spécialisée avec le temps dans l’agriculture de précision. L’objectif de ses travaux consiste principalement à maintenir ou améliorer la production des terres tout en protégeant l’environnement et en augmentant la profitabilité des entreprises.

Mme Cambouris ne se dirigeait pas nécessairement dans ce domaine au départ. Elle a d’abord étudié en génie rural. C’est sa rencontre avec un professeur en sciences des plantes à l’Université Laval, Jacques-André Rioux, qui a changé son destin professionnel. La passion du lauréat 2010 du prix Henry-Teuscher du Rendez-vous horticole du Jardin botanique de Montréal a été contagieuse amenant l’étudiante de l’époque à se réorienter en agronomie. «Tous mes choix de carrière ont été marqués par des personnes rencontrées», explique Mme Cambouris.

Parmi les éléments déterminants, ses emplois d’été comme un projet en étude des sols sous la supervision du chercheur Denis Côté. «Il a été un mentor incroyable. Il m’a transmis sa passion des sols», confirme-t-elle. Dès cet instant, ses années d’études ont été tracées à l’avance dans sa tête. L’objectif: un doctorat. Regarder une problématique et trouver une solution selon les règles de l’art des sciences constituent une tâche captivante pour la chercheuse.

Son directeur de maîtrise, Dr Léon-Étienne Parent, lui a donné sa première chance dans le domaine. Par la suite les projets se sont enchaînés. Recrutée par Dr Régis Simard, Mme Cambouris a complété son doctorat tout en travaillant. Puis, l’agriculture de précision est entrée dans le portrait.

Afin de mieux contrôler la productivité des sols, les chercheurs tentent de trouver le bon intrant à répandre, au bon moment, à l’endroit idéal ainsi que la quantité nécessaire. De nombreux outils grâce aux nouvelles technologies ont fait évoluer les travaux de recherche comme le géoréférencement et l’autoguidage de la machinerie.

La recherche sur le terrain et avec les producteurs agricoles constitue une des parties du travail stimulant la professionnelle. «D’aller chercher de nouvelle connaissance, c’est toujours de la nouveauté puisque les résultats sont différents», soutient-elle. En répondant à une question, le projet avance et des questions additionnelles s’enchaînent. «Tout le monde fait un petit bout contribuant à amalgamer le portrait global», complète la chercheuse. Les possibilités d’avancement dans les projets font de ce domaine un milieu passionnant, selon elle, et la formation d’étudiants semble contribuer à cet aspect motivant, même gratifiant. Qui sait peut-être sera-t-elle à son tour l’une des rencontres guidant le destin d’un futur chercheur.

L’Appel, membre du Groupe Québec

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