Communaute
19:17 27 mars 2012 | mise à jour le: 27 mars 2012 à 19:17 temps de lecture: 4 minutes

Au Costa Rica avec la Maison des jeunes Le Repère

Ils rêvaient de voir du pays. Ils ont mis plus de deux ans à amasser les fonds nécessaires en multipliant les activités de financement, mais ils y sont arrivés. Cinq ados de la Maison des jeunes Le Repère ont prouvé qu’avec un peu de volonté, on atteint nos objectifs. Avec trois intervenants de la place, ils ont passé une semaine de rêve au Costa Rica au début du mois de mars.

Audrey Paquet-Claeys, Camille Morin, Sara Duprez-Goulet, Jean-Simon Wieland-Paquet et Maya Cartier-Lavertu ont travaillé fort pour avoir la chance de découvrir une nouvelle culture. Ramassage de canettes et bouteilles vides, laves-autos, vente de chocolat et de café équitable, journée coiffure, emballage dans les épiceries, quête de coin de rue, souper-bénéfice, bénévolat au Festival des neiges de L’Ancienne-Lorette, cartes à gratter, vente de pain… la liste est longue.

Les jeunes et leurs trois accompagnateurs, Martin Vézina, Véronique Lévesque et Ariane Bertrant-Gourdeau ont bien profité de quelques dons –le Club Rotary de L’Ancienne-Lorette a contribué à la hauteur de 250 $ par exemple – mais la majorité des sous, ils les ont ramassés seuls.

Et ils ne regrettent pas une seconde tout ce temps passé à travailler au lieu de s’amuser. «On a appris qu’il ne faut pas laisser tomber. C’est une expérience inoubliable qu’on a vécue. On a vu plein de nouvelles choses, on a passé du temps avec des gens qu’on apprécie et on s’est découvert de nouvelles affinités», résume Audrey.

Pura vida

Véritable philosophie de vie au Costa Rica, pura vida, qui signifie littéralement pure vie, est une maxime utilisée à toutes les sauces, pour saluer ou pour souhaiter une bonne journée. Les voyageurs ont découvert cette expression en même temps que les gens qui la prononcent et s’en sont imprégnés. «Les gens sont vraiment chaleureux. Tout le monde faisait un effort pour qu’on les comprenne, même si c’est nous qui étions dans leur pays. Ici, on se ferait dire d’apprendre le français», lance Camille.

Au-delà de la grande diversité de la faune et de la flore et de la chaleur qui règne dans ce pays d’Amérique centrale, tout le groupe a été marqué par l’importance que les Costariciens accordent aux enfants. «Les enfants, c’est leur richesse. Les écoles sont entourées de clôtures et obligatoires et gratuites jusqu’à l’université», indique Véronique Lévesque. L’enseignement est en effet obligatoire et gratuit depuis 1869 au Costa Rica, de quoi faire de ce pays un précurseur en la matière.

Et puis les jeunes ont aussi fait des découvertes sur eux-mêmes. «À l’hôtel, il y avait un endroit avec un ordinateur pour aller sur Facebook. J’y suis allée la deuxième journée, puis je me suis rendu compte que ça ne m’intéressait même pas. Il y a toujours quelque chose de plus intéressant à faire là-bas. Je ne m’imagine même pas être de mauvaise humeur dans un pays comme ça», raconte Camille.

Revenus la tête pleine de souvenirs – ils ont visité le parc national Manuel-Antonio, une ferme à papillons et les plages de Jaco notamment – les jeunes voyageurs font l’envie des autres à la MDJ Le Repère. Véronique Lévesque et Martin Vézina croient bien que certains voudront à leur tout se lancer dans l’organisation d’un voyage. La bonne nouvelle : c’est possible, à condition de ne pas avoir peur d’y mettre l’effort.

L’Appel, membre du groupe Québec Hebdo

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