Communaute
16:12 17 juillet 2012 | mise à jour le: 17 juillet 2012 à 16:12 temps de lecture: 3 minutes

Petit miracle au Centre mère-enfant: Patience, persévérance et réussite

Une chirurgie très délicate s’est déroulée au cours des derniers mois au Centre mère-enfant du Centre hospitalier universitaire (CHU). Le chirurgien cardiaque pédiatrique Jean Perron et l’équipe médicale de Québec ont déplacé de minuscules vaisseaux, de la taille d’un crayon et d’autres comparables à des cheveux, situés dans le cœur d’un nouveau-né.

Mason, 1,36 kilo, est né à 30 semaines avec une transposition des gros vaisseaux. La malformation, une inversion de l’artère pulmonaire et de l’aorte, nécessite une opération afin que le poupon subsiste. «C’est une chirurgie que l’on fait depuis 25 ans sur des bébés nés à terme», explique le cardiologue pédiatrique, Jean-Marc Côté. Dans ce cas-ci, la particularité de l’opération réside dans le poids du nouveau-né, soit moins de deux kilos. Mason est devenu à la suite de la chirurgie le plus petit bébé canadien opéré à la naissance pour ce type de malformation cardiaque des vaisseaux.

«Ça prend une patience, de la persévérance et un désir de réussir», ajoute M. Côté au sujet du travail effectué par son collègue chirurgien cardiaque pédiatrique, Jean Perron. Par chance, l’équipe médicale du Centre mère-enfant a pu retarder l’accouchement à 30 semaines. Le taux de survie à 28 semaines aurait été très faible, alors qu’à 30 semaines le jeune Mason avait 30% des chances de ne pas survivre à la chirurgie, selon M. Côté.

Le cardiologue pédiatrique, Jean-Marc Côté, souligne la réussite de cette opération par la collaboration efficace entre les équipes. «On a un milieu pédiatrique qui fonctionne bien. Le Centre mère-enfant à Québec a un bon service. C’est grâce à l’harmonie entre les services qu’on a pu sortir ce bébé-là de son problème», note-t-il.

«Avant on travaillait pour faire survivre l’enfant. Maintenant, c’est la qualité de vie», répond M. Côté questionné sur l’éthique médicale jumelée à la volonté de sauver le patient. Ce type de malformation est diagnostiqué avant la naissance. La chirurgie peut ainsi être planifiée avant l’accouchement. «C’est rare que l’on va proposer une interruption de la naissance parce qu’il y a un geste à faire, une chirurgie curative», complète le docteur et le résident de Beauport.

Quant à la qualité de vie de l’enfant, le pronostic est bon. Le réseau de cliniques itinérantes de cardiologie du CHU de Québec assurera un suivi à Rimouski, le lieu de résidence des parents de Mason, Karen Dufour et Érik Lapointe.

 

L’Appel, membre du Groupe Québec Hebdo

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *