Communaute
17:00 24 juin 2015 | mise à jour le: 24 juin 2015 à 17:00 temps de lecture: 4 minutes

Les étudiants en archéologie de l’Université Laval partagent leurs trouvailles

HISTOIRE. Les passants pouvaient découvrir devant l’îlot des palais un chantier étrange. Il s’agissait du chantier-école en archéologie de l’Université Laval, qui a ouvert ses portes pour une journée au public

Situé sur le site de l’Ilot des Palais, l’endroit a été le théâtre de l’occupation française au début de la colonie, de la Conquête britannique et de l’essor industriel de la Ville de Québec au cours des trois derniers siècles. Il s’agit de la vingt-troisième campagne de fouilles par les étudiants de l’université Laval de ce site archéologique d’importance. Et cette année encore, le site de l’îlot des Palais a livré de nouvelles informations aux futurs archéologues.

L’évènement «Portes ouvertes du chantier école», réalisé en partenariat avec la Ville de Québec et le ministère de la Culture et des Communications, allait de pair avec l’ouverture du site archéologique de l’Ilot des Palais. Les étudiants et leurs professeurs étaient sur place pour expliquer leurs découvertes, et montrer les objets qu’ils avaient trouvés quelques semaines auparavant en fouillant minutieusement la terre.

Superviser, trouver et comprendre

Chaque étudiant à la maîtrise supervisait cinq étudiants en baccalauréat durant les fouilles. «La gestion d’une équipe, ce n’est pas simple tous les jours. C’est très chargé, il faut penser à beaucoup de choses comme par exemple toujours assigner une tâche à chaque membre» expliquent Véronique, Joey et Dorothée, qui ont été présents tous les jours sur le site pour s’occuper de leur groupe respectif.

Et la tâche de ces apprentis chercheurs ne s’arrête pas à trouver des objets. Une fois qu’ils sont déterrés, il s’agit de découvrir leurs secrets. «Il faut comprendre ce qu’il s’est passé. L’archéologie, ce n’est pas juste creuser et trouver des trucs, mais aussi élaborer des hypothèses pour comprendre leurs histoires» précisent les étudiants.

D’ailleurs pour Sophie Wilhelm, étudiante en 3ème année et venue tout droit de France, l’intérêt de la formation réside justement dans cette pluralité des tâches: «C’est un baccalauréat très axé sur le terrain, sur l’aspect professionnel, c’est ce qui est intéressant. En France, c’est trop théorique».  Elle tient d’ailleurs à rappeler que «le Québec possède le plus grand laboratoire d’archéologie au Canada».

Un public au rendez-vous

Environ 250 québécois ont échangés avec les étudiants pour comprendre le métier d’archéologue. On pouvait entendre des parents inquiets, «mais quelles perspectives d’avenir vous réserve ce métier?», ou encore des curieux, «qu’est-ce que c’est ça? Et ça? Mais finalement, l’archéologie, ça sert à quoi?». Sans oublier les grands-parents, ravies de partager leur passé avec de jeunes étudiants qui s’intéressent à l’Histoire. D’ailleurs, quand on pense «archéologie», on pourrait penser aux dinosaures… Mais que nenni, ça n’a aucun rapport: «L’archéologie, c’est tout ce qui touche à l’humain. Contrairement à la paléontologie».

«Ça fait un mois qu’elle est dans ce trou alors on voulait voir comment c’était» souriait Chantal Caron, la mère d’une étudiante qui participe activement aux fouilles. De cette journée de portes-ouvertes, Chantal aura surtout retenu «l’histoire de la grenade». En effet, les étudiants ont cru découvrir un boulet de canon… Qui s’avérait être en réalité une grenade.

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