Communaute
15:38 23 mars 2013 | mise à jour le: 23 mars 2013 à 15:38 temps de lecture: 4 minutes

La société Anacolor «n’a rien à cacher»

La société Anacolor est spécialisée, depuis 1967, dans le traitement et revêtement de surfaces haut de gamme des produits métalliques d’architecture. Comme toutes les entreprises, Anacolor est régulièrement contrôlée, notamment pour vérifier si elle respecte bien les normes environnementales.

«À l’occasion, il est vrai, quand le temps est plus lourd, qu’une fumée bleutée s’échappe des cheminées. Mais une fumée bleutée n’est pas nécessairement toxique», explique Richard LeBlanc, vice-président de la société Anacolor.

«C’est plus un effet de condensation. Il n’y a rien de toxique qui s’échappe de nos cheminées», assure-t-il.

Le vice-président se dit surpris d’entendre des citoyens incommodés par la fumée et les senteurs. «Nous travaillons avec les mêmes produits depuis 1987. Depuis ce temps-là, nous n’avons fait aucun changement.»

Un suivi régulier

«Une légère fumée peut être engendrée, à la cuisson, lorsque nous faisons le vernis sur la peinture. C’est certain que toute fumée est toxique, comme celle provenant des foyers à bois, par exemple. Mais ici, les concentrations toxiques qui peuvent se retrouver dans l’air sont très faibles», explique le vice-président.

L’entreprise est régulièrement inspectée par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) et le centre de santé et des services sociaux (CSSS) de Sainte-Foy.

«Les derniers relevés démontrent qu’il y a une concentration de contaminants très très faible. Le ministère de l’Environnement et la Ville de Québec suivent nos opérations et tout est conforme au niveau des règlements en vigueur. Il n’y a pas de toxicité, ni de dangerosité», poursuit-il.

L’an passé, une étude toxicologique a été réalisée par la CSSS, à l’intérieur de l’usine. «Les peintres avaient des capteurs sur eux et les concentrations relevées étaient extrêmement faibles. Il n’y a aucun élément de contamination», rajoute-t-il.

«Pour nous, la santé de nos employés est très importante. C’est pour cette raison que nous faisons partie d’une mutuelle de prévention au niveau de la CSST, pour essayer de prévenir tous les risques associés aux accidents de travail et au niveau de la santé des travailleurs pour ne pas les exposer à des risques.»

99,7 % des particules captées

L’entreprise dispose d’un système de filtration au niveau de la pulvérisation. «Il y a 99,7 % des particules qui sont captées par les filtres. Nous sommes au-dessus des normes environnementales qui sont de 97 %. C’est très sévère maintenant. Les entreprises ne peuvent plus faire ce qu’elles veulent», souligne Richard LeBlanc.

Le kynar 500 est une résine qui entre dans la composition des peintures utilisées par Anacolor. «Cette résine contient des fluoropolymères, qui sont dans les pigments. Et ce sont ces pigments qui sont captés par les filtres. Ça ne sort pas par les cheminées. Les gens peinturent ici 8 heures par jour, s’il y avait un problème, ça serait majeur. On ne pourrait pas travailler dans de telles conditions, assure-t-il. Je ne peux pas expliquer et je ne comprends pas exactement les symptômes de certains riverains, car il n’y a pas de particules de kynar dans la fumée qui se dégage de nos cheminées.»

L’été dernier, la Ville de Québec est venue inspecter l’entreprise suite à des plaintes. «Les inspecteurs n’ont rien trouvé de particulier. La réglementation est très sévère que ce soit pour des rejets dans l’air, mais aussi dans les égouts et c’est normal», dit-il.

«On n’a rien à cacher», rajoute-t-il.

Une étude en cours

Chaque année, l’entreprise est inspectée par différentes instances. À la fin 2012 et début 2013, le ministère de l’Environnement a reçu deux plaintes pour l’émission d’une fumée bleutée. Une inspection a été réalisée le 19 février dernier.

«Il a été constaté qu’aucune modification, au niveau des installations depuis la dernière modification effectuée en 2001, n’a été faite. Avec l’entrée en vigueur, en juin 2011, du nouveau règlement sur l’assainissement de l’atmosphère, le Ministère est en train de recueillir les données nécessaires sur les produits utilisés par l’entreprise pour s’assurer qu’elle respecte bien les nouvelles exigences», explique Frédéric Fournier, porte-parole du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

Les résultats des analyses devraient être connus dans les semaines à venir.

À lire également : «Anacolor n’a pas un droit acquis de polluer» L’Appel, membre du groupe Québec Hebdo

Une légère fumée bleutée s’échappe des cheminées de l’entreprise Anacolor, de Cap-Rouge.

(Photo archives Isabelle Le Maléfan)

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