Société
20:56 18 octobre 2018

Élan de solidarité à De Rochebelle

MANIFESTATION. Des centaines d’élèves de l’école secondaire De Rochebelle ont organisé une chaîne humaine pour sensibiliser la population au fait que deux des leurs risquent l’expulsion par Immigration Canada. Ce rassemblement solidaire pour les familles Nino Barliza et Sanchez Meza vise à dénoncer la décision du gouvernement fédéral de leur refuser le droit de demeurer au pays.

Les élèves de l’école secondaire De Rochebelle ont fait une chaîne humaine pour protester contre l’expulsion de deux camarades de classe.

(Photo gracieuseté)

Selon les informations obtenues, ces deux enfants ont échappé au recrutement des paramilitaires, cette force policière armée qui terrorise la population colombienne pour prendre le pouvoir depuis des années. Leurs parents ont fait une demande d’asile au Canada pour les en épargner et vivre ici en paix.

Banderoles et discours de solidarité ont ponctué la manifestation.

(Photo gracieuseté)

La manifestation visait à dénoncer le fait qu’Immigration Canada refuse leurs demandes d’asile en évoquant des détails administratifs. Déplorant des dossiers incomplets et des documents non traduits, le ministère fédéral envisage des retourner les familles dans le climat d’insécurité, de danger et de haine qu’ils ont fui.

Comble d’incompréhension pour les camarades de classe solidaires, les familles visées sont bien établies au Québec. Les parents ont suivi des cours de francisation et travaillent. Les organisateurs de la chaîne déplorent aussi le fait qu’il n’y ait aucune ressource disponible pour leur venir en aide.

Les députés fédéraux locaux ont été saisis du dossier. Les élèves souhaitent que leur action puisse faire changer les choses.

Réponse du fédéral

Du côté des instances fédérales, on rappelle que la décision de renvoyer une personne du pays n’est pas prise à la légère. L’exécution des mesures de renvoi est sous la responsabilité de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Celle-ci a l’obligation légale de renvoyer les personnes qui, selon la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada et les tribunaux, ne sont pas admissibles à demeurer au pays. Selon la loi, elle doit le faire dans les meilleurs délais (voir l’article 48 de la LIPR).

«Au Canada, tous les demandeurs d’asile déboutés ont droit à l’application régulière de la loi et aux recours prévus par la loi. Une fois qu’ils ont épuisé tous les recours juridiques à leur disposition, nous nous attendons à ce qu’ils respectent nos lois et à ce qu’ils quittent le pays. Il est nécessaire de procéder au renvoi des demandeurs d’asile déboutés afin d’assurer l’intégrité du programme canadien d’immigration. Pour des motifs de confidentialité, nous ne pouvons fournir plus de détails sur des cas particuliers. Les informations relatives au renvoi d’une personne font partie de son dossier et son protégées par la Loi sur la protection des renseignements personnels», explique Stéphane Malépart, directeur régional adjoint des communications pour le Québec à l’ASFC.

Métro Média

François Cattapan


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