Société
22:10 21 août 2017 | mise à jour le: 21 août 2017 à 22:10 temps de lecture: 4 minutes

Un exemple de survie au VIH grâce à la recherche

SANTÉ. Atteint du Virus d’immunodéficience humaine (VIH) depuis 32 ans, Serge-Antoine Belley est un phénomène rare. Resplendissant de santé, malgré une infection qui a failli l’emporter à plusieurs reprises, l’homme de 64 ans repousse continuellement l’échéance fatidique grâce à la recherche médicale et scientifique.

Serge-Antoine Belley en discussion avec le député fédéral de Louis-Hébert, Joël Lightbound, lors de l’annonce d’octrois de 21,2M$ au Centre de recherche du CHU.

(Photo TC Media – François Cattapan)

Présent lors d’une série d’annonces de subventions accordées aux équipes du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, le nouveau retraité tenait à témoignait de son parcours comme patient. «C’est un honneur et un devoir de témoigner de mon vécu. Je veux être le visage des gens dont la santé et la qualité de vie profitent des travaux de chercheurs, qui aujourd’hui reçoivent de l’aide pour aller plus loin.»

M. Belley a raconté qu’en 1985, recevoir un diagnostic de VIH, comme ce fut son cas, signifiait une mort imminente et à brève échéance. Refusant de baisser les bras, il a d’abord profité du premier et seul médicament pouvant prolonger son espérance de vie. Toutefois, l’AZT s’accompagnait d’importants effets secondaires. Puis, au tournant des années 2000, la trithérapie marquait un nouvel espoir pour les patients. Au fil des récentes années, la recherche n’a cessé de faire des avancées.

Ayant connu des complications qui ont failli lui être fatales à sept reprises au cours de la trentaine d’années qu’il a survécu au VIH, le résident de Sainte-Foy tient à rendre compte de l’efficacité de la recherche pour améliorer le sort de personnes comme lui. Il espère même que son parcours exceptionnel de survivant puisse servir dans la recherche qui s’amorce pour développer un vaccin.

«On dirait que la mort ne veut pas de moi. Et, je ne suis pas pressé de la rencontrer. Maintenant que je suis à la retraite, je fais mon « coming out » pour inspirer d’autres patients et transmettre un message d’espoir aux jeunes qui pourraient recevoir le même diagnostic que moi. Il y a moyen de vivre et de se réaliser grâce aux découvertes qui ont été faites et à venir», affirme le designer de profession.

L’homme enjoué et reconnaissant en la chance qu’il a de si bien se porter tient à profiter de l’occasion pour sensibiliser la population contre la stigmatisation à l’égard du VIH. Lui-même admet avoir attendu la retraite avant de dévoiler sa réalité. Il se dit persuadé que son chiffre d’affaires en aurait souffert. Il souhaite que les gens se rassurent quant aux faibles risques de transmission essentiellement sanguins.

Octrois fédéraux

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, était de passage au Centre de recherche du CHU, pour annoncer des investissements de 21,2M$ dans la recherche de pointe.

(Photo TC Media – François Cattapan)

Serge-Antoine Belley s’est exprimé lors du récent passage de la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, au Centre de recherche du CHU. Celle-ci est venue annoncer des investissements totaux de 21,2M$ dans la recherche de pointe.

De cette somme, un montant de 2,9M$ alimentera deux projets de recherche biomédicale et clinique novateurs sur un vaccin contre le VIH. De plus, le Dr Gary Kobinger, réputé pour son travail sur le premier vaccin efficace au monde contre le virus Ebola, a reçu une aide de 3,9M$ pour travailler sur un vaccin préventif au VIH.

Enfin, 18 chercheurs se partageront les 14,4M$ restants pour lutter contre des affections comme les maladies du cœur, l’asthme et le cancer.

TC Media

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