Société
20:36 29 juin 2015 | mise à jour le: 29 juin 2015 à 20:36 temps de lecture: 3 minutes

180 jeunes de Québec se mouillent pour la protection des cours d’eau

ENVIRONNEMENT. Plus de 180 jeunes de Québec, de L’Ancienne-Lorette, de Sainte-Catherine de la Jacques-Cartier et de Courcelette ont mis les pieds à l’eau, au cours des deux derniers mois, pour étudier la rivière de leur quartier. Ils ont uni leurs efforts dans le cadre d’un programme environnemental initié par le Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau (G3E), dont les locaux sont situés près de la rivière Beauport.

Tous ces participants se sont ainsi ajoutés aux 423 jeunes qui ont étudié leur cours d’eau l’automne dernier. En tout, deux écoles primaires, huit écoles secondaires et deux cégeps ont participé au programme «J’adopte un cours d’eau» du G3E inscrit au projet «Collabor’Action».

Les rivières et ruisseaux Beauport, Cantin, Cap-Rouge, Duberger, Jacques-Cartier, Jaune, Lairet, Lorette, du Moulin, Ontaritzi et Saint-Charles de la grande région de Québec ont été analysés par des centaines de jeunes de 9 à 17 ans.

«Ils y ont étudié la population de macro-invertébrés benthiques, en majorité des insectes indicateurs de la qualité du cours d’eau, et analysé certains paramètres physico-chimiques de l’eau. Après avoir interprété les résultats obtenus, les jeunes scientifiques pourront répondre à leur défi, c’est-à-dire la question que la communauté se pose concernant le cours d’eau. Par la suite, ils feront découvrir à la population les richesses et les vulnérabilités de leur cours d’eau», souligne la directrice générale du G3E, Nathalie Piedboeuf.

Un modèle de collaboration interdisciplinaire

Selon Mme Piedboeuf, l’objectif d’un tel programme éducatif hors des murs de l’école est de permettre l’apprentissage de notions scientifiques en plongeant les élèves dans des situations réelles.

«Ce programme de surveillance des cours d’eau permet de collecter de précieuses informations au sujet de l’état de santé des rivières. Les résultats des analyses rejoindront les données de centaines de rivières étudiées par des jeunes dans quatre provinces canadiennes. Les données modélisées seront bientôt accessibles depuis le site web du G3E au www.g3e-ewag.ca », ajoute la directrice générale.

Notant que ce projet est un modèle de collaboration interdisciplinaire, Mme Piedboeuf précise que des intervenants des milieux scolaire, scientifique et communautaire se sont joints au G3E tels que l’organisme des bassins versants de la Capitale, le Conseil de bassin de la Rivière Beauport, l’INRS Eau Terre Environnement, le Cégep de Sainte-Foy, les commissions scolaires de la Capitale, des Découvreurs et des Premières-Seigneuries, l’Arrondissement de Beauport, le Service de l’environnement de la Ville de Québec, ainsi que la Communauté métropolitaine de Québec.

Cette activité a été rendue possible grâce à la participation financière du Fonds bleu de RBC, de la Coopérative MEC et du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada.

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