Société
20:16 27 janvier 2014 | mise à jour le: 27 janvier 2014 à 20:16 temps de lecture: 3 minutes

Chris Hadfield raconte l’espace aux enfants

Comment on fait pour aller à la toilette dans l’espace? Comment se lave-t-on? Comment dort-on en volant? Est-ce qu’on voit le Soleil quand on est en orbite? Les enfants ont bien des questions sur les voyages dans l’espace. Et l’astronaute à la retraite Chris Hadfield a pris le temps de leur répondre lors de son passage à Québec dans le cadre de la Journée technologique nationale INO où il agissait à titre de conférencier principal.

En visite au Château Frontenac, celui qui a été le premier Canadien à commander la station spatiale internationale a réservé la fin de sa journée à une soixantaine d’élèves de cinquième et sixième année de l’école Les Bocages de Saint-Augustin-de-Desmaures.

C’est que Chris Hadfield aime rencontrer les jeunes pour qui la carrière d’astronautes est encore une avenue possible. «Pour les jeunes, c’est encore un choix. Donc leurs questions sont plus honnêtes, plus profondes, plus intéressantes pour moi. Si je peux donner une perspective différente [de carrière], pour moi c’est un succès», résume-t-il.

Le scientifique le plus populaire de l’heure a justement commencé par raconter aux enfants comment il en était venu à souhaiter devenir astronaute. «Est-ce que c’était mon rêve de jeunesse de voler dans l’Espace? Oui! C’est plus qu’un rêve. J’ai pris la décision de devenir astronaute quand j’avais 9 ans. C’était la même année que Neil Armstrong et Buzz Aldrin ont marché sur la Lune.»

La vie en apesanteur

L’apesanteur est certainement ce qui a suscité le plus de questions. Chris Hadfield la décrit comme une expérience extraordinaire. «L’apesanteur, c’est comme voler, mais mieux qu’un oiseau. L’oiseau doit battre des ailes. En apesanteur, on flotte, c’est la liberté. C’est tellement agréable», a indiqué l’ancien astronaute qui a pris le temps d’expliquer le principe de la gravité aux élèves.

Toutefois, une telle liberté a un prix. «Aller aux toilettes, c’est un problème sérieux! Dans les navettes, les astronautes devaient utiliser des sacs. Dans la station, on avait des toilettes. Sur Terre, ça fonctionne avec la gravité. Dans l’espace, ça fonctionne avec l’air.» Et la grande surprise pour les enfants: apprendre qu’à peine quelques jours plus tard, l’urine était recyclée en eau potable. Et pour le reste? Envoyé avec les déchets bruler dans l’atmosphère terrestre.

Plusieurs mois après son retour sur Terre, Chris Hadfield n’est pas encore complètement remis de son périple dans l’espace. «Ça a pris deux semaines avant de pouvoir marcher normalement et quatre mois avant de courir. J’ai perdu 8% de mon squelette et ça prend du temps à se refaire. J’ai eu des nausées durant la période d’adaptation après le lancement et l’atterrissage parce que c’est une période d’adaptation. Mais quand vous êtes en orbite, c’est impossible d’avoir un rhume parce que vous êtes dans la quarantaine idéale dans la station. Si tout le monde meurt sur Terre, vous êtes encore en vie», a expliqué le scientifique qui a conclu sa présentation devant les élèves de l’école Les Bocages par l’une des chansons qui ont fait sa renommée à bord de la station spatiale.

À lire également: Voler comme Chris Hadfield: le rêve des élèves de l’école Les Bocages

L’Appel, membre du groupe Québec Hebdo

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