Société
14:00 1 août 2014 | mise à jour le: 1 août 2014 à 14:00 temps de lecture: 3 minutes

De l’artisan maison au producteur québécois

SOCIÉTÉ. Brassant d’abord sa bière et cuvant son vin maison, Daniel Lowing s’amusait à partager le fruit de son labeur avec ses amis et sa famille. «Au début, c’était simplement un rêve [d’être professionnel]. Mais ma blonde m’a encouragé à poursuivre mon rêve», résume le directeur de production à la microbrasserie Archibald.

D’entrée de jeu, M. Lowing insiste sur le fait qu’il n’est pas maître-brasseur. «Je n’ai pas le diplôme, mais j’ai occupé presque tous les postes de production avant d’en être le directeur», exprime dans un français impeccable l’Américain originaire de la Pennsylvanie, débarqué au Québec en 2006.

«Avant la prohibition [de 1920 à 1930], il y avait au-dessus de 4000 brasseries. Mais des années 1930 jusqu’aux années 1970, ça a beaucoup ralenti aux États-Unis. Puis, des années 1990 jusqu’aux années 2000, ça a explosé. La compétition a commencé à être féroce. Il y a aussi ce mouvement-là au Québec», détaille le grand blond au large sourire.

Les bières de l’Archibald ont quelque chose d’exotique, puisque les grains utilisés proviennent de la Saskatchewan et de l’Allemagne. «On a déjà utilisé des céréales québécoises, mais on a eu des problèmes techniques, il a donc fallu qu’on en commande de l’extérieur», explique M. Lowing.

A l’usine de production de Val-Bélair où toutes les bières sont brassées – sauf la Brise du Lac, à Lac-Beauport – se trouvent entre autres trois fermenteurs et un système de brassage de 600 litres. Des ouvriers consciencieux veillent au succès de la production des différentes bières, comme la Chipie, la Joufflue et la Matante.

«Il faut s’assurer d’avoir le moins de protéines possibles dans la bière, sinon ça peut créer des dépôts dans la cannette. Il y a une certaine flexibilité dans la bière, contrairement au vin, mais en même temps on doit avoir beaucoup de rigueur pour pouvoir reproduire tout le temps la même recette. C’est le plus gros défi», juge-t-il.

Expansion

Lentement mais sûrement, Archibald a taillé sa place sur le territoire brassicole québécois. À ses débuts, en 2005, deux brasseurs étaient en poste; ils sont maintenant 15. Aux restaurants du quartier Laurentien (le long de l’autoroute Duplessis) et du Lac-Beauport s’ajoutent celui de l’aéroport de Montréal et celui de Trois-Rivières (à venir).

De plus en plus reconnue, la microbrasserie Archibald a été invitée notamment au Festibière de Québec, au Pow Wow de Wendake (producteur officiel de la Kwe) et au Mondial de la bière de Montréal. L’entreprise québécoise poursuivra sûrement encore son ascension, à coups de caisses de cannettes et de bière en fût.

Groupe Québec Hebdo

 

Étapes pour produire la bière

1) Brasser la céréale (orge, malt, etc.) avec de l’eau chaude

2) Retirer le liquide du mélange

3) Porter à ébullition pendant au moins 1h et ajouter du houblon

4) Ajouter du houblon (si nécessaire) pour donner plus de saveur

5) Intégrer la levure et laisser fermenter (1 à 2 semaines, selon le type de bière)

6) Laisser maturer et filtrer

7) Embouteiller

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