Société
14:45 16 septembre 2014 | mise à jour le: 16 septembre 2014 à 14:45 temps de lecture: 3 minutes

Au sommet d’un volcan au nom de la recherche

FINANCEMENT. Le Parinacota, un volcan situé à la frontière bolivo-chilienne dans la cordillère des Andes qui culmine à 6 348 mètres d’altitude, a déjà été considéré comme un dieu par les habitants de l’altiplano andin. Un défi de taille pour l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec qui propose de grimper jusqu’à son sommet au nom de la recherche sur les maladies cardiovasculaires, respiratoires et de celles reliées à l’obésité dans le cadre de Mont Défi Parinacota 2015.

L’IUCPQ espère réunir entre 12 et 24 participants pour ce voyage prévu en août 2015. Les grimpeurs devront s’engager à recueillir des fonds (5000$) pour la Fondation IUCPQ en plus de défrayer les coûts reliés au voyage. Ils seront accompagnés dans leur aventure par le Dr Pascal Daleau, chercheur spécialisé en physiologie et pharmacologie cardiovasculaires et conseiller en médecine de haute altitude.

C’est la première fois que l’IUCPQ se lance dans une campagne de financement d’une telle ampleur. «C’est la nouvelle tendance en philanthropie. La nouvelle génération veut prendre part au projet et recherche des défis. On a décidé de sortir du traditionnel tournoi de golf parce que les gens veulent participer activement et relever un défi sportif en plus de faire un don», explique Marie-Eve Leroux, directrice adjointe du développement philanthropique à la Fondation IUCPQ.

En expédition avec un pro

Invité à prendre la tête de l’expédition-bénéfice au sommet du Parinacota, le Dr Pascal Daleau entend préparer ses ouailles aux dangers des expéditions en altitude. Avec quelque 450m de plus que le Kilimandjaro, le Parinacota représente un défi de taille. «Du point de vue de l’altitude, c’est un gros chalenge même si les dangers de l’ascension sont restreints. Et puis c’est une très belle montagne, un volcan comme les dessinent les enfants», commence le Dr Daleau.

Sa formation comme sa grande expérience – il a gravi environ 200 montagnes et a aidé des aventuriers à se préparer à l’ascension de monts bien connus comme le Kilimandjaro et l’Everest – lui font dire qu’une bonne préparation peut sauver des vies. «Ignorer l’importance de l’acclimatation du corps à l’altitude peut entraîner la mort. On ne peut pas laisser les gens mourir par ignorance quand il y a des facteurs sur lesquels on peut intervenir», indique celui qui est également l’auteur du livre Le mal des montagnes.

L’expédition

16 jours

Trek et ascension du Parinacota et visites guidées des lieux importants

Effort soutenu de 3 à 8 heures par jour

Au sommet du Parinacota

Sa première ascension eut lieu le 12 décembre 1928 par le Bolivien Carlos Terán et l’Autrichien Joseph Prem.

Mal Aïgu des Montagnes

Ensemble de troubles qui surviennent 4 à 8 heures après l’arrivée en altitude, généralement au-delà de 3500m. Le MAM est la conséquence du manque d’oxygène lié à la baisse de pression. Il se caractérise par des maux de tête, de l’insomnie, une perte d’appétit et des nausées et peut s’accompagner d’œdème périphérique, gonflement localisé aux mains aux chevilles et au visage. À partir de 4000 m, le MAM peut se compliquer d’un œdème pulmonaire ou cérébral de haute altitude, qui est presque toujours fatal en absence de descente précoce et d’un traitement adéquat.

Source: Médecins de montagne

Intéressés? Une séance d’information aura lieu le mercredi 17 septembre à 18h à l’IUCPQ. Info: fondation-iucpq.org/activites ou Marie-Eve Leroux au 418 656-4999 poste 3675 ou marieeve.leroux@fondation-iucpq.org.

Groupe Québec Hebdo

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