Politique
20:16 28 avril 2009 | mise à jour le: 28 avril 2009 à 20:16 temps de lecture: 5 minutes

Émile Loranger sollicite un dernier mandat

D’abord décidé à cadenasser la porte de l’arène politique, le maire de L’Ancienne-Lorette confirme finalement son intention d’être de nouveau dans la mêlée en novembre prochain. S’il remporte la bataille face à Daniel Dupuis, Émile Loranger vivra cependant son dernier mandat pour régler des dossiers nécessaires à la survie de la ville reconstituée.

Le maire avait fait part de ses intentions à l’auteur de ces lignes il y a quelques semaines, mais souhaitait réfléchir plus longuement avant de rendre le tout public.

En vacances en Floride, il avait l’intention de terminer son mandat et ainsi quitter la scène politique en novembre. «Ma femme m’a fait changer d’idée, raconte-t-il. Elle m’a dit tu ferais une erreur, il y a des dossiers que tu n’as pas terminé, tu vas le regretter

Avant de céder sa place une fois pour toutes, Émile Loranger veut mettre un point final au dossier de l’agglomération, après signature d’une entente l’hiver dernier.
«Il faut vivre notre première quote-part. On ne connaît pas encore le montant exact que ça va nous coûter. On le sait à peu près, mais pas exactement.»

En poste depuis novembre 1983, il veut en plus connaître l’opinion de la population au sujet de la possibilité de construire une piscine à L’Ancienne-Lorette.
«Des gens ont des reproches à me faire de par mon tempérament et mon comportement, j’en suis conscient. Cependant, je crois que les gens reconnaissent que dans les faits, je n’ai pas fait du mauvais travail.»

Sans ne rien tenir pour acquis, le maire Loranger laisse les citoyens décider de son sort en politique municipale. «J’ai toujours prétendu que la population ne se trompait jamais. La population va prendre une décision pour elle, peu importe ce qu’elle sera. Si la population décide que ce n’est pas moi, je vais être libéré. Je vais pouvoir profiter de ma retraite. J’ai d’ailleurs hâte de pouvoir le faire, mais je ne joue pas au martyr en me représentant. Il faut cependant faire la job.

Former un parti

Après avoir fermé les livres d’Équipe Loranger après l’élection de 2005, le maire devra former un nouveau parti, lequel devrait s’appeler… Équipe Loranger.

En principe, il fera connaître les membres de sa formation au cours des prochaines semaines. Sans trop vouloir entrer dans les détails, des conseillers actuels reviendront. Chose certaine, il devra trouver des opposants à Christian Thériault et à Line Lacroix, laquelle prend la place de Daniel Dupuis, aspirant à la mairie.
«J’ai des candidats en vue et j’ai décidé qu’ils viendraient, mais maintenant il faut que je leur en parle», blague-t-il.
À l’entendre, Émile Loranger fera campagne sans tambour ni trompette. «Les programmes électoraux, je ne suis pas fort là-dessus, explique-t-il. J’ai une seule priorité, c’est le niveau de service que je vais donner aux citoyens et le prix qu’on va payer. Le meilleur service au meilleur coût.»

Aucune surprise chez Dupuis

Loin d’être tombé en bas de sa chaise en apprenant la nouvelle, le chef de Démocratie L’Ancienne-Lorette, Daniel Dupuis, veut continuer de dénoncer les façons de faire de son rival.

«Ça ne me surprend pas, ce n’est pas la première fois qu’il revient sur ce qu’il avait dit, raconte-t-il au bout du fil. C’est d’ailleurs une des raisons qui m’a ramené en politique. Je ne voulais pas que ce soit lui qui reste là. S’il y avait eu quelqu’un d’autre, je n’aurais pas eu besoin de revenir.»

Les membres de Démocratique L’Ancienne-Lorette dénoncent depuis le début les nombreuses absences du maire Loranger, ainsi que son manque de transparence et de respect.
À la table des débats, Daniel Dupuis entend amener la question du respect et du style de gestion sur la nappe. «Qu’est-ce qui arrivera s’il est élu minoritaire? Est-ce qu’il peut se réunir avec un seul conseiller, travailler avec les fonctionnaires et laisser les conseillers de l’opposition chez eux?»
«On va voir si sa façon de faire est acceptée par les citoyens, mentionne-t-il. Pour l’instant, je n’arrive pas à m’en convaincre. Ça prend une élection pour le faire. Je ne peux pas concevoir l’administration d’une ville comme il le fait. Oui, il y a un bon bilan, mais je pense qu’on peut gérer la ville plus efficacement et avec plus de transparence.»

Le chef de Démocratie L’Ancienne-Lorette voit cependant un obstacle sur sa route électorale, soit la difficulté d’avoir accès à l’information. «Et ça ne s’améliorera au cours des prochains mois. Nous en sommes bien conscients. Quand je parle de transparence… S’il était si fier de ses dossiers, il n’aurait pas eu peu de nous les montrer.»

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