Économie
19:04 25 septembre 2009

Un Fidéen présente un ambitieux projet de métro de surface

Que diriez-vous d’éviter les bouchons de circulation matin et soir sur les autoroutes de Québec et de Lévis grâce à un métro de surface électrique? Voilà ce que croit possible le Fidéen Gilles Latulippe, retraité du ministère des Affaires municipales. Ce dernier veut consulter la population au sujet de son ambitieux projet sur lequel il œuvre depuis plusieurs années.

En gros, son idée consiste à faire circuler un métro électrique sur des rails installés au-dessus des parcours de chemin de fer déjà en place. Sans exproprier personne, l’homme y voit une occasion en or de réduire l’émission des gaz à effet de serre.
«Je n’utilise pas le chemin de fer, insiste-t-il. J’utilise le tracé du chemin de fer existant et des lignes d’Hydro-Québec, deux corporations publiques. C’est différent.»

Pour couvrir l’ensemble des rives nord et sud, le concepteur prévoit trois phases à son projet. La toute première consiste à former le quadrilatère île d’Orléans, Beaumont, Charny et autoroute Duplessis.

Elle tient compte de la construction d’un pont entre Québec et l’île ainsi qu’un autre entre l’île et Beaumont. Semi-enterrée, la route entre les deux infrastructures ferait disparaître les lignes à haute tension, lesquelles passeraient dans le sol.
«La plus grosse dépense, ce serait bien entendu le pont entre l’île et Beaumont, mais ce serait un pont payant», raconte l’homme qui a passé plusieurs années de sa vie à administrer des municipalités en tutelle.

S’ajouteraient des extensions au nord jusqu’à Valcartier et à Lac-Beauport. Une autre au sud relierait Saint-Georges-de-Beauce au réseau.

Une deuxième phase permettrait aux usagers de se rendre jusqu’à Donnacona vers l’ouest et jusqu’à Beaupré vers l’est. Le métro de surface pourrait de déplacer jusqu’à Laurier-Station et Montmagny sitôt la dernière phase terminée.

Convaincu, Gilles Latulippe hésite cependant à parler de coût pour le moment. Quelques milliards de dollars, se contente de dire celui qui affirme avoir rencontré bon nombre de personnes pour discuter de la faisabilité du métro de surface.

Le principal intéressé aimerait d’ailleurs s’asseoir avec le maire Régis Labeaume pour lui faire prendre connaissance de sa vision. «C’est un homme clé dans mon affaire.»

Si certains se demandent quelle mouche a piqué Gilles Latulippe, ce dernier entend faire fi des remarques mesquines le cas échéant. Faut bien commencer quelque part si on veut régler les problèmes de circulation, croit-il.
«Quand Joseph-Armand Bombardier a eu l’idée de la première motoneige dans les années 1930, il passait pour un cinglé. On me demande souvent si je suis ingénieur. Non. Dans tous les projets, l’ingénieur vient en troisième ligne. Il faut d’abord inventer, ensuite concevoir et enfin le présenter à un ingénieur qui ajuste les aspects techniques.»

Reste maintenant à savoir si l’ambitieux projet de Gilles Latulippe recevra un accueil favorable au sein de la population et si les décideurs lui accorderont la crédibilité nécessaire pour se concrétiser.
«Si les gens de la grande région de Québec trouvent que c’est un projet intéressant, je veux dresser une liste de personnes qui m’appuient là-dedans.»

Le concepteur fidéen veut bientôt se promener dans les secteurs concernés pour prendre le pouls des citoyens sur cette affaire.

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