Économie
21:36 1 décembre 2017 | mise à jour le: 1 décembre 2017 à 21:36 temps de lecture: 3 minutes

Nouvel additif alimentaire pour contrer la listeria

ALIMENTATION. Avec l’aide de partenaires de recherche, Fumoir Grizzly vient de réaliser une percée mondiale dans la conservation des aliments avec la mise au point de la bactériocine Bac M35. Intégré dans la chaîne de production, ce bio-ingrédient naturel protège la chair des poissons contre la contamination à la listeria.

La présidente de Fumoir Grizzly, Laura Boivin, est particulièrement fière d’avoir persévéré dans l’investissement en recherche et développement.

(Photo TC Media – François Cattapan)

La Bac M35 est un bio-ingrédient actif développé après 15 ans de recherche par l’équipe du professeur Ismaïl Fliss de l’Université Laval.

(Photo TC Media – François Cattapan)

Cette bactériocine constitue un substitut aux barrières microbiologiques traditionnelles, soit principalement les additifs chimiques et le sel. «Il s’agit d’une culture bactérienne, comme on le fait pour les probiotiques, sans conséquence pour la santé humaine et provenant d’un bio-ingrédient naturellement présent dans le milieu marin», explique Ismaïl Fliss, professeur à l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche industrielle du CRSNG à la base de la découverte.

La Bac M35 protège le poisson pendant 21 jours à 4°C, tout en conservant l’intégralité de son goût et de ses caractéristiques nutritionnelles. Le bio-ingrédient prometteur a été développé au terme de 15 ans de recherches conjointes menées par l’Université Laval et Merinov. Il a bénéficié d’un investissement de 600 000$, partagé en parts égales entre les institutions gouvernementales et Fumoir Grizzly.

L’étudiant-chercheur Laurent Dallaire exhibe un sac du bio-ingrédient déshydraté, en compagnie du ministre du MAPAQ, Laurent Lessard, de la présidente de Fumoir Grizzly, Laura Boivin, du professeur Ismaïl Fliss et du député André Drolet.

(Photo TC Media – François Cattapan)

«Cette découverte ouvre la porte à l’application de la Bac M35 dans toutes les sphères de la transformation alimentaire, enrayant ainsi les risques de contamination à la listeria, et ce, à l’échelle planétaire. La percée s’avère majeure dans le domaine de la conservation des aliments, puisque c’est la première bactériocine homologuée par Santé Canada à cette fin», indique Laura Boivin, présidente de l’entreprise de Saint-Augustin.

En raison de ces caractéristiques uniques, aucun équivalent mondial à la Bac M35 n’est présentement connu. Fumoir Grizzly entend commercialiser à l’échelle internationale la bactériocine, dont la production a été confiée au Laboratoire Innodal, supervisé par Laurent Dallaire, étudiant-chercheur du professeur Fliss.

TC Media

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