Économie
20:45 26 octobre 2017 | mise à jour le: 26 octobre 2017 à 20:45 temps de lecture: 2 minutes

Des emplois seraient menacés chez Anacolor

INDUSTRIE. La décision d’Ivanhoé Cambridge de ne pas octroyer le contrat de peinture pour la phase deux du nouveau stationnement de Place Sainte-Foy à la firme Anacolor inquiète le syndicat des Métallos. Le regroupement qui représente les employés de l’entreprise de Cap-Rouge craint des mises à pied à court terme.

Le syndicat des Métallos craint que le ralentissement des opérations entraîne la coupure d’une vingtaine d’emplois d’ici la fin de 2017.

(Photo TC Media – Archives)

Dans une sortie médiatique, le représentant syndical Luc Laberge indique que le niveau d’incertitude est élevé dans l’usine. Devant la baisse de régime que connaissent les opérations de la compagnie installée sous le tracel ferroviaire, la direction aurait évoqué la possibilité de mettre à pied temporairement jusqu’à la moitié de son effectif de 45 travailleurs.

«On a l’impression que le gouvernement du Québec, par le biais de son bras immobilier Ivanhoé Cambridge, propriétaire de Place Sainte-Foy, tente d’affamer Anacolor en coupant les contrats publics. C’est désolant. Cela peut signifier des pertes d’emploi pour des pères et mères de famille, à l’approche des Fêtes», déplore M. Laberge.

Le porte-parole syndical s’étonne de la situation, rappelant qu’en mars dernier le Tribunal administratif du Québec avait donné raison à Anacolor. L’entreprise contestait alors la suspension du certificat d’autorisation de l’usine. «On pouvait lire dans la décision que les émissions de COV (composés organiques volatils) de la requérante respectent les normes. D’ailleurs, ajoute-t-il, le ministère de l’Environnement avait choisi de ne pas porter la cause en appel.»

Pistes de solution

Les Métallos invitent le gouvernement et l’entreprise à discuter de pistes de solution constructive afin de sauver les emplois en jeu, tout en assurant le bien-être des résidants. Des recours légaux ont été entamés pour dénoncer les émanations d’Anacolor qui flottent sur le quartier résidentiel voisin. Par ailleurs, le Regroupement citoyen pour la qualité de l’air de Cap-Rouge réclame toujours la relocalisation de l’usine dans un parc industriel.

TC Media

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