Économie
19:34 16 décembre 2015 | mise à jour le: 16 décembre 2015 à 19:34 temps de lecture: 3 minutes

Site patrimonial de Sillery: «un projet plus acceptable pour les citoyens», croit Julie Lemieux

URBANISME. Réduction des gabarits des bâtiments domiciliaires projetés dans certains secteurs, confirmation de la réalisation du Sentier linéaire de la falaise, maintien du parc Saint-Michel à son emplacement actuel…: la Ville de Québec propose une soixantaine de modifications au Programme particulier d’urbanisme (PPU) du site patrimonial de Sillery dans la foulée des consultations publiques tenues plus tôt cette année.

Avec, en tête, l’objectif de mieux intégrer les constructions projetées dans le milieu, la Ville revient de la table à dessin avec des critères concernant la cohabitation et la transition entre le bâti existant et celui à venir. La hauteur maximale des bâtiments, notamment, ne dépassera pas six étages (sur le lot des Augustines, entre autres) et a été revue à la baisse pour certains sites, comme ceux du Montmartre canadien et de Sainte-Jeanne-d’Arc (entre trois à cinq étages).

Les craintes exprimées par des citoyens justifient également l’ajout de mesures pour minimiser les impacts sur la circulation avec l’avènement de quelque 800 nouvelles habitations, a précisé Rémy Normand, président de l’arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, lors de la présentation de la version amendée dévoilée mardi.

Bonification des espaces verts

Ce nombre-là d’ailleurs ne change pas, en dépit du fait que le PPU renonce à la construction de 30 logements dans le parc Saint-Michel. «Ça dépend toujours de ce que les promoteurs vont construire», a rappelé Julie Lemieux, vice-présidente au comité exécutif. Chose certaine, le parc gagnera en espaces verts et son réaménagement sera pensé en concertation avec les citoyens du faubourg afin de renforcer le noyau communautaire du secteur.

Des ententes ont par ailleurs été signées avec les propriétaires des grands domaines afin de réserver les terrains pour l’aménagement du Sentier linéaire de la falaise. Celui-ci verra donc le jour dans les prochaines années, couvrant une superficie de 110 000 mètres carrés.

En somme, Mme Lemieux estime que le nouveau PPU, dont l’adoption est prévue lundi prochain, «prend en considération les représentations faites par les citoyens, considère nos obligations envers le patrimoine des communautés religieuses et tient compte des besoins futurs pour le développement résidentiel et commercial du secteur».

Déception

Un avis que ne partage pas tout à fait le président de la Société d’histoire de Sillery, Louis Vallée. Si la Ville a tendu l’oreille, c’est bien davantage aux promoteurs qu’aux citoyens, estime-t-il alors que le nombre de nouvelles d’habitations demeure inchangé.

Cette déception ne fait pas le poids devant les quelques bons coups qu’il souligne volontiers au passage, dont la plus grande protection du domaine de Sainte-Jeanne-d’Arc et l’aménagement du sentier linéaire. «On sent un certain effort», admet Louis Vallée, mais qui n’est pas à la hauteur de la mise en valeur que l’Alliance pour la sauvegarde du site patrimonial de Sillery, au sein de laquelle il milite, appelle de ses vœux.

Pour plus d’info sur le projet: ville.quebec.qc.ca/ppu

Québec Hebdo

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