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17:01 16 novembre 2018

La sauvegarde passe par le bassin versant

ENVIRONNEMENT. L’espoir d’améliorer l’état d’un petit plan d’eau en milieu urbain comme le lac Saint-Augustin passe d’abord par l’intervention sur son bassin versant. C’est d’ailleurs l’objectif premier que s’est donné le Conseil de bassin dans son Plan d’action visant à limiter le processus d’eutrophisation.

L’amélioration de la qualité de l’eau du lac Saint-Augustin dépend de la réduction de l’apport de polluants par ruissellement dans son bassin versant.

(Photo Métro Média – Archives)

Comme insistait le président du Conseil de bassin du lac Saint-Augustin (CBLSA), Louis Désilets, lors d’une récente présentation publique du rapport de diagnose, il importe de demeurer réaliste. «Il ne faut pas se raconter d’histoires, disait-il. Un petit lac peu profond comme le nôtre amorce plus rapidement sa phase eutrophe. Il s’agit d’un cycle naturel qui tend à évoluer lentement vers une forme de marécage puis de tourbière, à la faveur de l’accumulation de sédiments.»

Loin de se décourager et de baisser les bras, il reste convaincu qu’il y a moyen de ralentir le processus, voire de l’inverser à long terme. «Pour ce faire, on doit à tout prix concentrer notre action sur la réduction des apports de polluants. Principalement, en limitant l’azote, le phosphore, le chlorure et les coliformes qui ruissellent, favorisant la prolifération des plantes aquatiques et occasionnant des pertes d’usages du plan d’eau», indiquait M. Désilets.

À ses yeux, la bataille est loin d’être perdue d’avance. Certes, les épisodes de floraison de cyanobactéries se multiplient ces dernières années. Néanmoins, bien qu’il ne soit plus recommandé pour la baignade, le lac contient encore de la vie, dont des dorés, des maskinongés et des perchaudes. Son problème est même qu’il renferme «trop de vie» parce que le renouvellement de son eau est trop faible, ce qui crée des conditions idéales pour la prolifération des algues bleu-vert nocives.

Solutions

De l’avis du président du CBLSA, le secret du succès consiste à intervenir par étape, en ciblant les bonnes priorités. «Pour l’instant, même si des solutions scientifiques existent, il ne sert à rien de s’attaquer au lac, si préalablement on ne détourne pas au maximum les sources polluantes qui alimentent son bassin versant. Dans cette optique, il existe des actions concrètes et simples à entreprendre», soulignait M. Désilets.

Bénévole positif, lui et son équipe misent sur une prise de conscience et une mobilisation de leur communauté pour renverser la situation. Chaque petit geste compte pour réduire les impacts humains sur le plan d’eau et préserver son milieu naturel au cœur de la ville.

Interventions salvatrices

-Éviter le ruissellement des fertilisants dans le bassin versant.

-Contenir les sels de déglaçage de l’autoroute et des artères routières.

-Limiter l’érosion et l’imperméabilisation des sols par la revégétalisation.

-Corriger les branchements croisés des égouts pluviaux et sanitaires.

-Restaurer les marais filtrants qui ne font plus leur ouvrage.

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Métro Média

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