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14:00 25 avril 2016 | mise à jour le: 25 avril 2016 à 14:00 temps de lecture: 3 minutes

L’ancien du Rouge et Or Charles Lambert prospère en Californie

TECHNOLOGIE SPORTIVE. À sa dernière année universitaire, le joueur de football Charles Lambert se cherche un emploi à mi-temps. Sur le site de placement de l’Université Laval (SPLA), il voit une petite compagnie en informatique et décide de tenter le coup. Il ne se doutait pas que cette décision l’amènerait aujourd’hui en Californie.

«J’étudiais en informatique et je voyais beaucoup d’opportunités de créer. À ma dernière année à l’Université Laval, je me cherchais un travail à temps partiel et j’ai vu cette opportunité. En me rendant à mon entrevue, je trouvais ça spécial parce que je me suis retrouvé dans un quartier résidentiel. C’était chez Khalil Zahar, qui est maintenant mon partenaire», se souvient Charles.

À la fin de ses études, c’est à 100% que le jeune homme de 25 ans s’est investi dans Hykso, qui conçoit des capteurs pour mesurer la performance des athlètes.

Mélanger informatique et sport

Ils n’étaient que deux personnes à travailler sur le projet avant l’arrivée de Charles. Aujourd’hui, le groupe qui réside dans une même maison de Los Altos est composé de neuf personnes, dont huit qui travaillent sur Hykso. Depuis, la compagnie a bien évolué selon l’ancien footballeur. «Au début, on faisait un sac intelligent pour la boxe, mais juste de faire l’expédition, ça aurait été compliqué à cause de la taille et du poids. À long terme, ce n’était pas bon pour nous. Quand ça a fait environ deux mois que j’étais là, on a décidé que c’était plus viable de faire des senseurs portables», explique celui qui porte le titre de développeur logiciel en chef. Actuellement, le rôle de Charles se rattache à tout ce qui touche l’application mobile qui est reliée à Hykso.

En octobre 2015, les partenaires s’inscrivent au Y Combinator, un accélérateur d’entreprises à qui on doit des succès comme Airbnb et Dropbox. «On n’était vraiment pas convaincu d’être choisi, mais on l’a été! Normalement, ils rencontrent les gens une seule fois, pendant environ 10 minutes. Nous, on a eu le droit à trois de ces rencontres. Une fois tout le monde rencontré, ils envoyaient un courriel aux refusés et ils appelaient ceux qui étaient acceptés. Le téléphone a sonné», raconte Charles.

Un futur prometteur

Le programme Y Combinator maintenant terminé, Charles et ses partenaires doivent voler de leurs propres ailes, un défi auquel ils sont prêts. «Ça durait de janvier à mars, nous sommes maintenant des « diplômés ». En ce moment, on regarde pour des visas et on aimerait s’installer à Los Angeles, la « fitness capital » (capitale de l’entraînement physique) des États-Unis.»

Financièrement, les choses vont plutôt bien selon lui. «Lors du « Demo Day », où nous avons exposé notre projet, des gens se sont montrés très intéressés. La levée d’argent va bien», conclut le double champion de la Coupe Vanier.

Actuellement en période de pré-vente, Charles et l’équipe de Hykso souhaitent en vendre le plus grand nombre de copies possibles et tenter d’appliquer leurs senseurs à d’autres sports, comme le hockey. Pour plus d’informations, visiter le site Internet (en anglais) de Hykso au www.hykso.com.

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