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16:16 30 novembre 2011 | mise à jour le: 30 novembre 2011 à 16:16 temps de lecture: 2 minutes

Des pins en danger sur le chemin Saint-Louis

Un projet de construction de maisons de ville et de jumelé bifamilial au coin du chemin Saint-Louis et de la rue Terrasse Veuve-Pin inquiète le Comité des arbres de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge qui craint de voir le promoteur sacrifier certains pins blanc et rouges matures qui poussent sur le terrain.

«Je viens de lire le nouveau règlement qui autoriserait le lotissement en deux de ce terrain de 49 mètres de front. Sur chacun des terrains, on pourrait construire un jumelé, ce qui fait au total quatre logements potentiels à la place de la résidence unifamiliale. Si on ajoute les aires de stationnements additionnels pour tous ces logements et le périmètre de dégagement nécessaire à la construction, il ne restera malheureusement plus beaucoup de place pour ces huit pins rouges dont cinq classés remarquables et 14 pins blancs dont un classé remarquable.

Je ne peux pas vous dire exactement combien de ces arbres disparaîtront, car pour cela il faudrait avoir le plan de localisation des futures bâtisses, mais il est vraiment bouleversant d’être témoin de cette détérioration esthétique du chemin Saint-Louis qui progresse inexorablement malgré tous les efforts des citoyens», indique Johanne Elsener, présidente du Comité des arbres de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge.

Le groupe de protection des arbres considère en effet que des efforts particuliers doivent être faits pour conserver le pin rouge, une essence devenue rare à Québec. Le groupe, appuyé par les conseils de quartier concernés par le chemin Saint-Louis et la Société d’histoire de Sillery, avait d’ailleurs déposé début novembre un mémoire demandant un statut et une protection spéciale pour le secteur en tant qu’artère patrimoniale.

Du côté du promoteur, Yvan Blouin Constructions, on assure que l’abatage des arbres ne fait pas partie des plans. «Nous visons la conservation des arbres puisqu’ils ajoutent de la valeur au projet», résume Georges Blouin.

Bien que la maison datant de 1959 qui occupait le terrain ait déjà été démolie, Yvan Blouin Constructions attend toujours le permis nécessaire à la construction de nouveaux bâtiments. Impossible donc de dire quand se termineront les travaux dans le secteur.

L’Appel, membre du groupe Québec Hebdo

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