Actualités
00:33 11 janvier 2018 | mise à jour le: 11 janvier 2018 à 00:33 Temps de lecture: 3 minutes

Hausse des taxes résidentielles de 4,39% à Saint-Augustin

MUNICIPAL. Les propriétaires de résidences à Saint-Augustin verront leur compte de taxes municipales grimper de 4,39% pour 2018. Le nouveau conseil élu en novembre explique cette hausse par le désir de réduire la dette de 104M$ de la Ville et la compensation du cadeau foncier obtenu en 2017.

Le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, a dévoilé les grandes lignes du budget municipal 2018 lors d’une rencontre avec les représentants des médias.

(Photo TC Media – François Cattapan)

Déçu de ne pouvoir être plus généreux envers ses citoyens, le maire Sylvain Juneau estime ne pas avoir le choix. Il se considère néanmoins fidèle à son programme électoral. «Je l’avais dit l’an passé, argue-t-il. Le cadeau de quasi gel de taxes résidentielles, pour lequel je n’étais pas d’accord avec l’ancien conseil municipal, il fallait s’attendre à le redonner. C’était pelleter par en avant inutilement et sans vision.»

La hausse de taxes résidentielles de 4,39% se répartit en trois éléments: 2,5% en récupération sur l’an dernier; 0,75% de taxe spéciale pour éponger la dette; et 1,14% de taxe foncière réelle. Ce qui fait dire à M. Juneau qu’il s’en tient à son objectif de tenir la hausse de la facture municipale sous l’inflation annuelle. N’ayant pas bénéficié du cadeau foncier de 2017, les secteurs commerciaux et industriels s’en tirent avec une facture majorée de 2,85%.

Désireux de s’attaquer fermement à l’imposante dette municipale, les élus augustinois ont convenu d’imposer une taxe spéciale de 1,5% pour au moins les cinq prochaines années. Au cours de cette période, le maire Juneau projette des hausses annuelles avoisinant 3,65%, soit 2,15% à l’inflation auquel s’ajoute 1,5% pour rembourser la dette.

«Pendant plusieurs années, on a géré en cabochon. Nos prédécesseurs ont administré la Ville au-dessus de ses moyens. Maintenant, on doit casquer pour ça. Il faut rembourser la carte de crédit dont nous avons abondamment abusé pour payer l’épicerie, c’est-à-dire les frais fixes et les services de proximité», déplore le maire de Saint-Augustin, pour qui l’objectif est de ramener la dette globale à la hauteur du budget de fonctionnement de la municipalité qui se situe à 34M$.

Sursaut de la quote-part

Comme si la situation n’était pas déjà complexe, la ville défusionnée doit composer avec un accroissement de 2,2M$ de la quote-part d’agglomération. Ce bon important est principalement attribuable à la forte progression des valeurs foncières sur le territoire de Saint-Augustin. L’indexation au rôle triennal d’évaluation de l’ordre de 6% pour 2018 vient influencer la facture à la hausse. Cela contribue au fait que la quote-part globale de la Ville passe de 25,3M$ à 27M$.

Cette anomalie statistique est particulièrement évidente et coûteuse cette année, aux yeux de M. Juneau. À son avis, cela milite en faveur d’une nécessaire révision du mode de calcul de la quote-part d’agglomération. Entre-temps, pas question de faire de folles dépenses. Le programme quinquennal d’investissements (PQI) prévoit de modestes  projets d’environ 6M$ par an. Le maire et son conseil municipal entendent prioriser les travaux essentiels pour maintenir la qualité de vie de ses concitoyens.

TC Media

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *