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18:39 10 février 2015 | mise à jour le: 10 février 2015 à 18:39 temps de lecture: 2 minutes

Discorde sur les primes d’après-mandat à l’Université Laval

FINANCES. Les hauts dirigeants de l’Université Laval qui quitteront leur emploi devraient recevoir une prime, c’est ce qu’a décidé le Conseil d’Administration. La bonification des conditions de sortie des hauts dirigeants ne fait pas l’affaire du Gouvernement du Québec.

Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, a réitéré mardi sa menace de couper dans la subvention de l’Université, si le CA ne change pas sa décision.

«Je leur ai envoyé une lettre qui disait clairement que nous n’acceptons pas leur décision, sauf la décision de baisser les salaires, mais nous allons agir, c’est-à-dire que s’ils vont dans le sens d’octroyer les primes, on va récupérer l’argent, c’est ce que la réglementation nous permet actuellement, rappelle M. Bolduc. Aussitôt qu’on va savoir qu’il y a des montants qui ont été octroyés et qu’il y a un impact, on va récupérer l’argent et faire une diminution au niveau du budget de l’Université Laval». Yves Bolduc appelle le CA à être responsable et ajoute que la menace est sérieuse. «Nous avons fait une évaluation, il n’y a pas de justification pour cette augmentation, ils ont agi contre les règles. On leur demande de revenir en arrière, sinon on va appliquer ce que la réglementation nous permet de faire», a répété le ministre. Il a insisté sur le fait que tout ceci n’était pas un jugement porté sur l’Université Laval, qu’il considère de très haute qualité.

Brière met les choses au clair

Lors d’une conférence de presse sur un tout autre sujet, Denis Brière, recteur de l’Université Laval a souhaité éclaircir quelques points. «Ce ne sont pas des primes, ce sont des conditions de sortie. Pour moi aujourd’hui, ça me donne une économie de 160 000$. […] Le ministre a le droit de diminuer la subvention, c’est son droit. Mais nous on dit que c’est pas une augmentation, c’est une économie pour l’Université», a expliqué M. Brière. Selon lui, l’économie pourrait être de plus que 160 000$ en fonction du moment où les gens vont prendre leur retraite. «On ne vous raconte pas des histoires! C’est un actuaire qui l’a calculé», a fait valoir le recteur.

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