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17:57 22 décembre 2015 | mise à jour le: 22 décembre 2015 à 17:57 temps de lecture: 3 minutes

Un chariot réconfortant pour les patients

INNOVATION. Les patients au cas complexe pourront bénéficier d’un service multisensoriel au CHUL grâce à une nouvelle approche qui prend la forme d’un chariot tout équipé pour détendre le patient.

Ce nouveau «chariot de confort mobile» est le fruit du travail de conseillères en soins spécialisés de la direction des soins infirmiers du CHUL qui se sont penché sur le problème des patients qui pouvaient tomber désorganiser à leur passage à l’hôpital.

«Quand on avait des patients avec des troubles cognitifs, avec des problèmes de santé mentale ou tout simplement avec de la douleur, il pouvait arriver que leur hospitalisation crée de fortes réactions, explique la conseillère en soins spécialisés au CHUL, Josée Guillemette. Avant, on utilisait la contention, puis la surveillance constante, pour éviter ces situations.»

Avec le nouveau chariot, financé notamment par le ministère de la Santé et la Fondation CHU de Québec au coût de 11 500$, on a voulu changer l’approche avec le patient pour qu’elle soit plus amicale et relaxante. «On mise sur les cinq sens pour détendre le patient, rapporte l’instigatrice du projet, Rose-Anne Buteau. Plutôt que de l’épier 24 heures sur 24, on l’accompagne dans son moment et on lui laisse le contrôle de la situation.»

Une variété de produits

Une petite caserne d’Ali Baba se retrouve dans le chariot: bouillon de poulet, balle de stress, musique, Wii, jeux de cartes, bille à massage et chaise berçante, tout est pensé pour relaxer le patient. «Ce ne sont pas des produits thérapeutiques, mais des effets thérapeutiques se font quand même sentir», relate Mme Buteau, conseillère en soins spécialisés et coordonnatrice de l’unité de recherche en soins infirmiers au CHUL. Le patient peut conserver certains objets qu’on lui offre, les autres sont désinfectés et réutilisés.

Le travail change pour les quelque 72 préposées aux bénéficiaires et 70 infirmières formées pour utiliser ce nouvel outil. «Notre approche est beaucoup plus proactive, témoigne la préposée aux bénéficiaires qui a aidé aux formations, Myriam Carrier. J’ai maintenant des outils pour interagir avec le patient, contrairement à la surveillance constante où nous ne pouvions même pas lui parler.»

Après six mois de projet pilote, le projet peut maintenant être déclaré un succès selon Mme Buteau qui a compilé des résultats sur la réaction du patient avant et après les interventions à l’aide du chariot de confort. «Les réactions négatives ont considérablement diminué avec ce nouveau service, commente-t-elle. On croyait que ça allait prendre de cinq à six interventions par patient, mais finalement, après deux interventions, ils s’en portent mieux.» On souhaite pour la suite des choses exportées ce concept aux autres CHU.

Québec Hebdo

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