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19:55 9 décembre 2015 | mise à jour le: 9 décembre 2015 à 19:55 Temps de lecture: 3 minutes

La sauvegarde du site patrimonial de Sillery inquiète

PPU SILLERY. L’Alliance pour la sauvegarde du Site patrimonial de Sillery (ASSPS) s’est réunie mercredi matin au parc Bergerville pour dénoncer ce qu’il considère comme un bris de promesse de la Ville de Québec.

Pour le président de la Société d’histoire de Sillery, Louis Vallée, il y a beaucoup d’inquiétudes à avoir sur la façon dont les choses se passent en ce moment et dénonce ce qu’il juge être un bris de promesse de la vice-présidente du comité exécutif de la Ville, Julie Lemieux: «Mme Lemieux a promis publiquement de revenir présenter aux citoyens un document plus fini et non définitif du Plan particulier d’Urbanisme (PPU) de Sillery avant son adoption. Elle était censée revenir nous voir.»

Les membres de l’ASSPS, dont Johanne Elsener, présidente d’Héritage Québec, sont aussi très inquiets quant au tourisme culturel et historique qui serait gravement diminué advenant la destruction de parties du site patrimonial. «On ne peut pas ignorer le tourisme culturel qui rapporte 200M$ et 2000 emplois. La construction de condos rapporterait durant sa construction, mais pas à long terme.»

Une valeur historique

Ce qui inquiète l’ASSPS, c’est qu’un PPU dans un site patrimonial, ça ne s’est jamais vu. «Ce n’est pas un parc industriel désaffecté, c’est un site patrimonial. On s’attend à ce que la première mesure du PPU soit la préservation», explique Pierre Vagneux, président de la Coalition pour l’arrondissement historique de Sillery.

Le site patrimonial de Sillery comporte une quantité importante de bâtiments appartenant ou ayant appartenu à l’histoire des communautés religieuses. La perte de ces bâtiments est l’une des craintes majeures des membres de l’Alliance pour la sauvegarde du Site patrimonial de Sillery.

Jozé Marcotte, du Jardin communautaire de Sillery est aussi très inquiète, puisque même si le PPU garanti que les membres pourront jardiner l’été prochain, on ne sait pas encore où, quand et comment puisque l’actuel jardin serait déplacé.

Héritage Québec a tenté d’obtenir une rencontre avec le maire Régis Labeaume pour expliquer son projet De Cap en Cap, mais sans succès. La Société d’histoire de Sillery a quant à elle tenté d’obtenir de l’aide financière du gouvernement, mais a reçu une réponse négative dans laquelle on disait que le projet de rencontrait pas les critères d’admissibilité du Programme de soutien aux activités de la région.

Le bureau de Julie Lemieux a répondu qu’il n’avait jamais été question de deuxième consultation. Les documents seront présentés la semaine prochaine, avant le dévoilement du PPU qui aura lieu le 21 décembre.

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