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03:02 26 novembre 2015 | mise à jour le: 26 novembre 2015 à 03:02 temps de lecture: 3 minutes

Les citoyens derrière le maire Loranger

MUNICIPAL. Les citoyens de L’Ancienne-Lorette étaient rassemblés à l’Église de la Ville mercredi soir pour une rencontre d’information avec le maire Émile Loranger à propos de la situation de la quote-part avec la Ville de Québec. C’est une Église bondée qui a semblé se ranger derrière son maire.

Depuis les dernières semaines, le maire Loranger avait répété à plusieurs reprises que lors des rencontres citoyennes, il allait expliquer les deux côtés de l’entente proposée par Régis Labeaume et qu’il allait exprimer son opinion, sans l’imposer à qui que ce soit. C’est en effet ce qu’il a fait.

Il n’a toutefois pas eu à convaincre beaucoup de ses citoyens puisqu’en écoutant les nombreux applaudissements, il était évident que ces derniers étaient du même avis qu’Émile Loranger. «Je me doute de votre réponse, mais je tiens à en entre certain», a-t-il expliqué.

Tannés ou pas?

Le maire Loranger a voulu se faire rassurant quant à la durée du procès contre la Ville de Québec. «Ça ne durera pas 20 ans, ça serait rapide.»

La question qui est ressortie du discours d’Émile Loranger fut plusieurs fois la même. «Est-ce qu’on est suffisamment tanné d’entendre parler des problèmes de l’agglomération pour renoncer à ce qu’on a investi comme argent? Est-ce qu’on est assez tanné pour laisser sur la table une somme entre 15 et 23M$ en surfacturation? Ça fait 10 ans qu’on conteste et je suis tanné de faire rire de moi par la Ville de Québec.» Le maire n’est pas passé par quatre chemins pour répondre. «Je ne suis pas encore assez écœuré pour signer une entente qui n’est pas bonne.» Il a ajouté qu’un procès ne réglerait peut-être pas tout, mais que ça serait le début de quelque chose. Il semblait convaincu d’en sortir gagnant.

Plusieurs arguments contre l’entente

Le maire Loranger affirme qu’il aurait pu signer l’entente proposée par Québec, mais selon lui, ça aurait couté beaucoup trop cher à L’Ancienne-Lorette. «Oui, accepter aurait été bon pour mon image, mais ça je m’en fou. Si on accepte, on va s’appauvrir et on devrait abandonner toute la somme surfacturée par Québec qu’on pourrait aller rechercher en cours. Signer, c’est abandonner cette somme.»

L’entente proposée par Québec indexerait la quote-part de L’Ancienne-Lorette selon deux critères: l’indice des prix à la consommation (IPC), que le maire juge acceptable et la croissance du nombre d’immeubles construits. Selon l’administration Loranger, c’est là le problème. «Avec ce calcul, on donne 80% des revenus futurs de développement et c’est un moment indexé à vie. Ça affecte directement notre potentiel de développement», explique le maire.

Contraste avec Saint-Augustin

Visiblement déçu de l’absence de son collègue Sylvain Juneau, mais très satisfait de la présence de plusieurs citoyens de Saint-Augustin, le maire Loranger a expliqué la différence entre les deux villes. «On n’a pas de parc industriel. Le potentiel fiscal de Saint-Augustin va monter, nous non parce qu’on est déjà développé à 98%. Une entente permettrait de ne plus penser à l’agglomération, mais à quel prix?»

Pour décider si L’Ancienne-Lorette accepte ou rejette l’offre, chaque citoyen recevra l’entente avec les conséquences de l’accepter et de la refuser. Émile Loranger espère arriver avec la réponse de ses citoyens avant le temps des fêtes. Il a affirmé à la fin de la rencontre qu’il sera candidat aux prochaines élections municipales.

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