Actualités
12:00 7 octobre 2014 | mise à jour le: 7 octobre 2014 à 12:00 temps de lecture: 2 minutes

Jeu de chaises musicales à la direction de Saint-Augustin

MUNICIPAL. La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a procédé à un jeu de chaises musicales à la direction de son administration. Elle nomme à la plus haute fonction à l’hôtel de ville Robert Doré, qui occupait le poste de directeur général par intérim depuis quelques mois, tandis que l’ex-directeur général Jean-Pierre Roy reprendra du service comme procureur responsable du contentieux.

L’annonce a été faite sous les protestations des citoyens venus nombreux à la séance du conseil municipal, lundi soir. Interrogé à la période des questions sur la décision administrative et le message que celle-ci envoie aux contribuables et aux employés de la Ville, le maire Marcel Corriveau n’y voit aucun problème.

«Le conseil municipal est très à l’aise avec la décision de réintégrer Me Roy dans de nouvelles fonctions. Il se trouvait payé à ne rien faire à la maison. Nous avons négocié avec lui et nous lui avons présenté une offre qu’il a acceptée. De plus, il revient dans des fonctions qu’il occupait à son arrivée à la Ville en 2006 et il y a de l’ouvrage pour un bon avocat comme lui dans nos opérations», justifie le maire Corriveau.

Jean-Pierre Roy a été suspendu avec solde au printemps dernier, à la suite de deux plaintes pour harcèlement psychologique déposées par deux ex-employées. Les dossiers sont toujours à l’étude devant la Commission des normes du travail (CNT). Cela pourrait traîner encore longtemps et le maire Corriveau tient à ce que Me Roy rende service à la Ville tant qu’à être rémunéré.

Traverser le pont

Il précise que l’ex-directeur n’occupe plus un poste de cadre et ne sera pas en autorité auprès d’autres employés. Ses mandats lui seront transmis par la direction de l’administration municipale, en fonction des dossiers prioritaires à défendre. M. Corriveau ne veut pas se prononcer advenant que l’ancien haut fonctionnaire soit trouvé coupable de harcèlement psychologique par le CNT.

«On avait besoin de quelqu’un d’expérience au contentieux et qui connaît les dossiers de la Ville. Nous traverserons le pont rendu à la rivière», termine-t-il. Un pont qu’il ne semble pas prêt à couper définitivement avec son ex-cadre.

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *