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13:30 7 octobre 2014 | mise à jour le: 7 octobre 2014 à 13:30 temps de lecture: 4 minutes

Saint-Augustin prend des mesures pour développer son parc résidentiel

MUNICIPAL. Exaspéré de voir la Ville de Québec favoriser son développement vers le nord alors que celle-ci repousse la révision du schéma d’aménagement du territoire au Conseil d’agglomération qu’elle dirige, le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures exige le même traitement que la grande ville voisine et porte ses récriminations au ministère des Affaires municipales du Québec.

«Nous disposons de 147 hectares de terrains propices à la construction qui ont été ajoutés au périmètre d’urbanisation du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD). Toutefois, la Ville de Québec n’est pas pressée d’accorder le feu vert au sein de l’agglomération et cela bloque notre développement résidentiel. Cette attitude perdure et ça suffit. Il faut que ça bouge et nous avons fait des représentations auprès du ministre des Affaires municipales ainsi que du député-ministre local Sam Hamad», lance le maire de Saint-Augustin.

Marcel Corriveau déplore la situation de deux poids deux mesures dans ce dossier. Si Québec se débloque de nouveaux terrains, il veut le même traitement. Attendre après le prochain schéma d’aménagement de l’agglomération ne lui plait guère. Surtout si l’horizon en ce sens est repoussé à 2016 et qu’il faudra ensuite attendre l’approbation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).

Nouveaux revenus

Saint-Augustin ne dispose pratiquement plus de terrains pour la construction résidentielle. Or, avec les frais d’agglomération qui grimpent d’année en année, la Ville a besoin de se développer pour encaisser de nouveaux revenus de taxation. À cet égard, une demande de prêt de 5M$ a été récemment rejetée par le gouvernement provincial. Le maire Corriveau précise que l’objectif consistait à se donner un coussin, afin de défrayer les coûts de fonctionnement et les dépenses régionales en attendant les dernières rentrées de taxes foncières en octobre.

«Nous sommes étouffés par les frais d’agglomération qui ont augmenté de 96% depuis 2008. Cela représente 22M$ sur un budget global de 47M$ et ça augmente continuellement de 12 à 15% par an. Pourtant, nous n’obtenons pas de meilleurs services régionaux alors que le taux d’inflation croît d’à peine 2% par année durant la même période», précise M. Corriveau.

Questionné par les citoyens sur la situation financière de sa Ville, le maire assure que les dépenses sont contrôlées. Les surcharges de l’agglomération sont certes difficiles à éponger, car elles sont payables sans possibilité d’étalement dans le temps comme pour les infrastructures. Il défend les récents grands investissements de Saint-Augustin, dont les 32,2M$ pour un méga complexe sportif, par la nécessité de progresser et de rester compétitif en matière d’offre de services pour attirer des résidents et des entreprises.

Autres sujets chauds abordés par le maire Corriveau

-Budget du complexe sportif : «Le projet de 32,2M$ incluant le terrain comporte une subvention de 15M$ et il a été confié à la firme Pomerleau par un contrat clé en main. Cela assure que les travaux seront exécutés sans dépassement de coûts.»

-Vente d’Acti-Vital : «Le plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) relatif au projet d’implantation d’une résidence pour aînés sur le site actuel de l’aréna Acti-Vital fera l’objet d’une présentation publique lors d’une séance du conseil municipal.»

-Questions soumises à l’agglomération : «Cette démarche est utile parce qu’on paie trop pour les mêmes services régionaux qui ont grimpé de 8M$ à 23M$ en quatre ans et nous avons obtenu un gain en cour qui oblige Québec à nous répondre.»

Le maire de Saint-Augustin, Marcel Corriveau, déplore l’attitude de l’agglomération qui, en plus de réclamer des frais toujours plus importants, bloque son développement résidentiel. (Photo TC Media – François Cattapan)

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