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20:30 18 juin 2014 | mise à jour le: 18 juin 2014 à 20:30 temps de lecture: 3 minutes

Remède connu et coûteux pour le lac Saint-Augustin

ENVIRONNEMENT – Le problème d’étouffement du lac Saint-Augustin par les cyanobactéries est clairement identifié, tout comme son remède potentiel. L’incertitude réside plutôt du côté de la volonté politique d’agir en raison des coûts exorbitants qui en découleront.

Devant l’inquiétude pour la santé du plan d’eau qui se manifeste tôt cet été, l’espoir persiste que des mesures puissent être prises sous peu. «Nous avons déjà des riverains qui rapportent la découverte de poissons morts et d’épisodes d’eau trouble. Ces observations nous préoccupent, car elles semblent prématurées. D’habitude, cela se produit davantage en août avec l’apparition des algues bleu-vert», note Nathalie Gaudette.

Selon la chargée de projet au Conseil de bassin du lac Saint-Augustin (CBLSA), des études environnementales ont documenté les causes principales de l’asphyxie du plan d’eau en milieu urbain. La prolifération des cyanobactéries (algues bleu-vert) résulte d’un apport incessant en phosphore (engrais) et en sels de déglaçage, provenant du ruissellement dans son bassin versant.

Des solutions existent et ont été testées de façon concluante, à la suite d’un appel de projet lancé en 2006. Deux d’entre elles sont préconisées par la directrice du Département de génie civil et des eaux de l’Université Laval, Rosa Galvez. Il s’agit de draguer les sédiments pollués et de les déposer dans une cuve repérée au centre de lac, avant de les recouvrir de roches calcaires.

Le hic, c’est que l’opération délicate et dispendieuse nécessite des investissements qui surpasseront assurément les 10M$. La Ville de Saint-Augustin ne peut et ne veut assumer seule cette facture. Surtout que ce projet est sous la responsabilité de l’agglomération urbaine de Québec. En quête de la solution idéale, celle-ci tarde à prendre une décision avant de voir les résultats d’autres projets pilotes.

Engagement attendu

Il n’y a pas péril en la demeure, mais il est clair que l’inaction n’est pas une option. «Les intervenants intéressés par la sauvegarde du lac Saint-Augustin se montrent patients, même s’ils ont hâte de voir un engagement formel du milieu politique. Nous en sommes environ au tiers de la démarche devant conduire à l’application d’une solution concrète et globale», observe Mme Gaudette.

Après, il faudra s’assurer que les sources du problème de suffocation du plan d’eau sont limitées ou éliminées. Déjà, l’important apport en phosphore (30%) provenant des fosses septiques est sur le point d’être résorbé, avec la finalisation du raccordement des propriétés riveraines au réseau d’égout municipal. Il restera à freiner les impacts du développement autour d’un milieu humide fragile.

Perturbations à contrôler

-Déboisement des terres

-Production agricole à proximité

-Présence de bateaux à moteur

-Écoulements (sels/huile) depuis l’autoroute 40

Le lac Saint-Augustin a besoin d’une intervention dispendieuse et de précaution dans le développement autour, afin d’assurer sa sauvegarde. (Photo TC Media – Archives)

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