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13:30 4 novembre 2014 | mise à jour le: 4 novembre 2014 à 13:30 temps de lecture: 4 minutes

Le maire Corriveau garde espoir de réviser l’agglomération

MUNICIPAL. Comme son homologue de Québec, le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Marcel Corriveau, voit d’un bon œil l’embauche par L’Ancienne-Lorette de l’ex-ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau à titre d’experte-conseil dans le dossier épineux de gestion de l’agglomération. Toutefois, il ne compte pas déroger de sa stratégie initiale consistant à faire pression sur le milieu politique pour arriver à des solutions en 2015.

Selon M. Corriveau, l’ex-ministre provinciale est bienvenue, surtout qu’elle connaît le dossier. Elle avait d’ailleurs tenté d’y apporter des correctifs en 2009, mais l’entente restée verbale avait depuis été diluée. Si l’ancienne ministre des Affaires municipales n’est pas freinée par une récente plainte du Parti québécois, estimant qu’elle enfreint le code de déontologie ministériel, elle aura l’occasion de se reprendre en faisant signer une entente améliorant le fonctionnement de la structure intermunicipale.

«Les difficultés à l’égard de l’agglomération sont de deux ordres pour les petites villes défusionnées, qui n’ont pas de rapport de force avec la ville centre sur les plans démographique et foncier. De plus, la situation diffère entre L’Ancienne-Lorette, enclavée et développée en quasi-totalité, et Saint-Augustin, qui dispose d’un vaste territoire et d’un grand parc industriel. Les démarches sont donc différentes. De notre côté, nous privilégions le recours à des lobbyistes de la firme National pour dénicher de nouvelles sources de revenus et à des représentations auprès du ministre responsable de la Capitale et député local, Sam Hamad», explique M. Corriveau.

Le maire de Saint-Augustin en profite pour rappeler que la croissance de la quote-part d’agglomération de 11M$ à 23M$ en cinq ans est exorbitante. Cela représente la moitié du budget de sa municipalité, mettant en péril ses opérations courantes. Il en a glissé un mot lors d’une récente rencontre avec le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau. Ce dernier s’est montré réceptif et doit revenir avec des propositions qui, espère M. Corriveau, atténueront le déséquilibre actuel dès l’an prochain.

Déséquilibre confirmé

Interrogé sur la mauvaise note reçue par les municipalités défusionnées de l’agglomération de Québec, dans l’analyse du Centre sur la productivité et la prospérité des HEC, le maire de Saint-Augustin se dit peu surpris. Au contraire, cela confirme ses prétentions qu’il y a un déséquilibre structurel et que la facture lui coûte trop cher pour les services qu’il reçoit de la ville centre. Il précise que le palmarès des municipalités de 10 000 à 25 000 habitants, qui place L’Ancienne-Lorette et la sienne respectivement aux 50e et 51e rangs sur 52 pour le coût des services municipaux, a été joint au dossier remis au ministre Moreau des Affaires municipales.

Marcel Corriveau déplore parallèlement certains irritants dans le fonctionnement de l’agglomération. «Nous payons notre part, mais on fait peu référence à l’agglomération. La Ville de Québec prend tout le crédit et nous impose son logo, comme c’est le cas sur notre caserne de pompier et dans l’envoi de dépliants généraux, notamment sur le recyclage et l’environnement. Ça manque de respect», insiste-t-il.

Manque de gaz

Outre les risques environnementaux liés au passage de l’oléoduc Énergie Est sur son territoire, le maire Corriveau craint des répercussions collatérales sur l’approvisionnement en gaz. Présent à une conférence devant la Chambre de commerce de Québec de Sophie Borchu, présidente de Gaz Métro, il en est ressorti inquiet par la conversion d’une portion de gazoduc existant en oléoduc. «Mme Brochu estime que cela aura un impact négatif sur la disponibilité du gaz au Québec. Or, évoque M. Corriveau, les grandes institutions et industries sont alimentées au gaz, tout comme notre parc industriel d’ailleurs.»

Le maire de Saint-Augustins, Marcel Corriveau, s’est voulu rassurant en répondant à plusieurs questions des citoyens sur la situation financière de la Ville. (Photo TC Media – François Cattapan)

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