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12:00 25 septembre 2014 | mise à jour le: 25 septembre 2014 à 12:00 Temps de lecture: 2 minutes

Saint-Augustin ne peut emprunter pour payer l’agglomération

MUNICIPAL. Cherchant des moyens d’étaler les factures toujours plus coûteuses que lui transmet l’Agglomération urbaine de Québec, la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures ne pourra opter pour l’emprunt. Le ministère des Affaires municipales du Québec vient de refuser sa demande de règlement d’emprunt de 5M$.

Le conseil municipal a été surpris et déçu de voir cette démarche rejetée. Cela force l’administration municipale à trouver de nouvelles façons de favoriser l’entrée de nouveaux revenus pour acquitter ses frais d’opération sans hausser les taxes de ses citoyens.

Selon le directeur général par intérim de Saint-Augustin, Robert Doré, il y a plusieurs facteurs qui font que la Ville se retrouve dans cette situation précaire. Mais, il pointe principalement du doigt les coûts d’agglomération qui grimpent sans cesse. Deux factures inattendues de 250 000$ et 760 000$ se sont ajoutées récemment.

«Nous sommes rendus à assumer des frais régionaux de 22M$ sur un budget annuel de 46M$. Ça commence à être majeur. Près de la moitié de nos revenus vont à l’agglomération, sans qu’on ait de réel pouvoir pour orienter les décisions soit pour améliorer le service de police ou le transport en commun chez nous», expose M. Doré pour illustrer le contexte.

Étalement des frais

Puisque Saint-Augustin comble les augmentations réclamées par l’agglomération à même son budget d’opération, la Ville se retrouve avec de moins en moins de liquidités pour gérer ses activités régulières sans piger dans la poche des contribuables. Le règlement d’emprunt de 5M$ visait justement à procurer une marge de manœuvre en étalant le paiement, comme cela se fait pour des travaux locaux d’infrastructure.

«L’administration municipale commence à trouver que le système actuel coûte trop cher. Comble de l’ironie, alors que nous cherchons de nouveaux revenus, l’agglomération nous coupe les ailes en reportant la révision du schéma d’aménagement à 2016. Cela nous prive de développer de nouveaux terrains pour construire et recevoir de nouvelles rentrées de taxes foncières», déplore Robert Doré.

Pour compenser, la Ville s’efforce d’attirer de nouvelles entreprises dans la deuxième partie de son parc industriel. De plus, un mandat a été accordé à la firme National, spécialisée en relations publiques et démarchage, pour dénicher de nouveaux revenus.

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