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13:00 20 avril 2013 | mise à jour le: 20 avril 2013 à 13:00 temps de lecture: 4 minutes

Observatoire de la forêt à Sillery: pas avant 2017

Prévu d’abord pour être mis en branle en 2011 – pendant l’année internationale des forêts – le projet d’Observatoire de la mémoire de la forêt à Sillery risque d’être reporté en 2017.

L’idéateur du projet à la Société d’histoire forestière du Québec (SHFQ), Patrick Blanchet, va quitter son poste. De plus, l’industrie forestière du Québec est tout juste en train de se relever d’une crise qui a sévi de 2006 à 2012.

«Pour 2013, c’est une année de relance. Chaque compagnie est en train de se repositionner. L’Observatoire est toujours dans nos cartons, mais on parle plus de l’automne 2017, où notre bail serait terminé. On vient aussi de rénover», explique André Tremblay, pdg du Conseil de l’industrie forestière du Québec.

Un autre facteur nuisant à la naissance du projet: la perte de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) parmi les collaborateurs. Celle-ci prévoit déménager dans de nouveaux locaux en 2014. Pas après. Bref, plusieurs ficelles restent à attacher pour que l’Observatoire voie le jour.

Valoriser l’histoire forestière

L’Observatoire de la mémoire de la forêt vise à favoriser l’expérience historique québécoise en matière de pratiques forestières. Ce lieu, qui regrouperait une cinquantaine de personnes issues de quatre à cinq organismes liés à la forêt, serait à la fois un centre de référence et un lieu d’interprétation.

«On veut mettre en évidence le rôle historique qu’a joué la forêt à Sillery et, dans un sens plus large, au Québec. Il faut savoir que le Québec a été le plus gros producteur de papier journal en Amérique du Nord. Il n’était pas rare de voir le San Francisco Chronicle ou le New York Times imprimé sur du papier québécois», détaille M. Tremblay.

Sœurs de Sainte-Jeanne d’Arc

Le lieu actuel convoité pour accueillir l’Observatoire de la mémoire de la forêt est la propriété conventuel des Sœurs de Sainte-Jeanne d’Arc, au 1505, avenue de l’Assomption. L’édifice comptant 100 000 pieds carrés possède une valeur patrimoniale élevée. Le terrain de la communauté religieuse s’étend jusqu’au fleuve.

«La vision la plus rentable pour le site patrimonial de Sillery, c’est de développer l’aspect récréo-touristique plutôt que l’aspect résidentiel. On souhaite que le gouvernement achète le terrain des Sœurs de Sainte-Jeanne d’Arc et recycle la bâtisse. L’industrie forestière hébergerait le projet. Ça n’incomberait pas au ministère de la Culture pour vivre», a mentionné Johanne Elsener, porte-parole d’Héritage Québec

Autre site envisagé

Outre l’ensemble conventuel des Sœurs Sainte-Jeanne d’Arc à Sillery, un autre site a été envisagé pour aménager l’Observatoire: le garage municipal au pied de la côte de Sillery, à deux pas de la promenade Samuel-De Champlain. Toutefois, la Ville de Québec planifierait y aménager 150 cases de stationnement.

Le pdg du Conseil de l’industrie forestière du Québec jugeait cohérent ce lieu, qui allait attirer les promeneurs et créer ainsi de l’animation dans cette zone. «On travaille avec des groupes de Sillery. On n’est pas fermés à regarder d’autres sites, puisqu’on n’est pas rendus à concevoir les dessins [du projet]», a souligné M. Tremblay.

Au moment d’écrire ces lignes, la Commission de la Capitale Nationale du Québec (CCNQ) attend de voir d’autres développements survenir avant d’émettre un commentaire, mais ne nie pas que l’emplacement au pied de la côte de Sillery serait très intéressant.

«Il faut qu’ils [les responsables de l’Observatoire] attachent leur projet pour le financement. On a été interpellés, mais c’est au stade embryonnaire. On attend [plus de détails]», a résumé Denis Angers, directeur des communications à la CCNQ.

Groupe Québec Hebdo.

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