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20:06 29 avril 2013 | mise à jour le: 29 avril 2013 à 20:06 temps de lecture: 3 minutes

Guerre de transport dans le corridor Québec-Montréal

Une nouvelle étape sera franchie dans le dossier opposant Go Navette à Orléans Express, concernant le corridor Québec-Montréal. L’entreprise en devenir, fondée par Mathieu et Olivier Hudon, a obtenu une audience le 15 mai à la Commission des transports du Québec (CTQ).

La CTQ devra trancher en octroyant ou non un permis d’opération à Go Navette pour qu’elle offre son service dans ce corridor. «Jusqu’à maintenant, on est le seul projet qui se soit rendu jusqu’à l’étape de l’audience. Notre oncle, Serge Hudon, qui est dans le domaine du transport depuis 30 ans, nous a beaucoup aidés», précise l’un des deux frères, Olivier Hudon.

Go Navette devra démontrer devant la CTQ, le 15 mai, qu’elle répond à six critères précis, notamment sur le fait de ne pas causer la disparition d’un service établi. «Orléans Express soutient qu’il n’y a pas de place pour un autre joueur, mais le marché du covoiturage comprend de 115 000 à 130 000 transits entre Québec et Montréal», a poursuivi M. Hudon.

L’entreprise des frères Hudon propose un transport d’autocar (des minibus de 21 places) au prix du covoiturage, variant de 14,95$ à 22,95$ dans le corridor Québec-Montréal, avec quatre départs dans chacune des villes.

Fréquentation en perte de vitesse

Pour un transporteur comme Orléans Express, la liaison de transport Québec-Montréal s’avère la principale source de revenus lui permettant de financer les autres parties de son réseau, où l’achalandage n’est pas suffisant pour que ce soit rentable.

En effet, la fréquentation des services interurbains régionaux a décru de 42% depuis l’an 2000. Selon Denise Sirois, directrice développement et diffusion des services chez Orléans Express (ou groupe Kéolis, détenant 100% des actions de la compagnie), la situation est jugée critique. «Les MRC (municipalités régionales de comté) s’organisent de plus en plus pour concurrencer les services interurbains régionaux», note-t-elle. Quant aux services interurbains interrégionaux, une décroissance de 12% est survenue depuis 2009. «Cela démontre que les limites acceptables des hausses tarifaires ont été franchies», a résumé Mme Sirois.

Orléans Express, tout comme plusieurs transporteurs de l’Association des propriétaires d’autobus du Québec, songe à réviser ses tarifs. Toutefois, il s’agit d’une situation dite «complexe». Les tarifs n’ont pas été augmentés depuis juin 2011, et ceux-ci doivent être approuvés par la CTQ.

Quant au covoiturage, celui-ci n’est pas réglementé, il n’y a donc pas de possibilité de contester cette mesure devant la CTQ. Toutefois, cette alternative devient illégale lorsque les conducteurs tirent un revenu dépassant les frais d’essence encourus pour le transport offert.

Pour ce qui est de l’audience du 15 mai opposant Go Navette à Orléans Express, Olivier Hudon demeure persuadé de recevoir le feu vert de la CTQ. «Le financement de notre projet est financé à 100%, pour faire l’achat de trois minibus et avoir un fonds de roulement qui totalise 290 000$. On est prêts», a-t-il conclu.

Groupe Québec Hebdo.

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