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14:03 15 juin 2013 | mise à jour le: 15 juin 2013 à 14:03 Temps de lecture: 4 minutes

La vie à la Maison Michel-Sarrazin en photos

Le recueil de photographies Tendresse – Scènes de vie à la Maison Michel-Sarrazin réalisé par Henri Dupond, un bénévole aux soins palliatifs, a été lancé, le 29 mai dernier. «L’idée c’est de faire un hommage à la vie, à l’amour, à la tendresse, à la compassion, à la générosité au travers d’une situation particulière, les gens en fin de vie, tout simplement», explique l’ancien photographe professionnel.

L’idée de rassembler des photos intimes et personnelles des visiteurs de la Maison Michel-Sarrazin a été amenée par M. Dupond. «Quand je faisais mon bénévolat, j’étais témoin de scènes assez belles qui apparaissaient et disparaissaient aussi vite. Je trouvais que ça ferait de belles photos, alors l’idée m’est venue de faire quelque chose avec ça», explique le photographe. Il en a alors parlé à Claudette Gagnon, conjointe du Dr Dionne, les cofondateurs de la Maison Michel-Sarrazon. Ils ont par la suite ficelé un projet qui a été entériné.

Selon le photographe, les résidents de la Maison Michel-Sarrazin n’ont pas été difficiles à convaincre. «Les gens ont été extrêmement généreux, c’est assez surprenant. J’ai eu un refus, sur 70 ou 80 demandes, pour une raison d’esthétique. Son cœur n’était pas en relation avec la décision», mentionne-t-il.

Réactions positives

M. Dupond l’avoue, un livre comme celui-ci, est un couteau à deux tranchants. Après avoir mis son projet en doute, il a reçu de bons commentaires qui l’ont sécurisé. Il a donc été très content des commentaires positifs émis suite au lancement du livre. «Les gens ont tous bien accepté. Il y a des personnes dans le livre qui sont encore vivantes, il y en avait quatre au lancement du livre. C’était beaucoup d’émotions, ils étaient fiers». Certains proches des personnes photographiés qui sont décédés ont aussi exprimé leur satisfaction face au projet.Le photographe est très fier de son projet, qu’il qualifie de «travail d’équipe, une grosse course à relais».

Un livre utile

La Maison Michel-Sarrazin a accepté le projet d’Henri Dupond pour plusieurs raisons. Notamment pour son côté unique, mais aussi pour son utilité. «C’est un outil de sensibilisation, un livre qui permet de sentir et de visualiser que ce qui se passe dans la maison. De réaliser que la maison c’est un lieu de vie et que les personnes, on les considère vivantes jusqu’à la fin. Ça permet de démystifier une étape importante de la vie et de sensibiliser le public», mentionne le directeur général, docteur Michel L’Heureux.

Le recueil de photographies aura plusieurs utilités. Selon le directeur général de la Maison, il servira aussi à certains groupes de personnes. «Le premier, possiblement les familles des gens qui font un séjour ici, parce que ça leur fait un souvenir. Peut-être les bénévoles et le personnel, pour montrer à leur famille et à leurs proches où ils travaillent. Il y a aussi les personnes qui viennent en stage, parce que c’est un outil très concret. Les gens qui voudraient faire une demande, pourraient aussi consulter le livre pour leur donner une idée», explique Dr L’Heureux. Il pourra éventuellement servir aux étudiants en médecine et en sciences infirmières, comme outil pédagogique.

C’est dans le cadre de la campagne majeure de financement 25 ans – 25 millions de la Maison Michel-Sarrazin que le livre a été lancé. Tout l’argent amassé sera remis à la Fondation de la Maison Michel-Sarrazin, dont la mission est d’offrir des soins gratuits et du soutien aux personnes en fin de vie.

Pour l’instant, le livre est disponible, au coût de 20$, à la Maison et aux bureaux de la Fondation Michel-Sarrazin.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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