L'Appel
07:23 24 novembre 2021 | mise à jour le: 26 novembre 2021 à 15:24 Temps de lecture: 2 minutes

Don de sang: un geste altruiste et… sans baisse d’énergie

Don de sang: un geste altruiste et… sans baisse d’énergie
Photo: gracieuseté PEPS ULLa baisse temporaire d’hémoglobine lors d’un don de sang affecte très peu l’entraînement et les performances des sportifs.

SANTÉ. Perçu comme une corvée astreignante, le don de sang ne requiert en fait qu’une petite heure de temps, incluant les étapes d’inscription, de vérification et de ponction. Et, contrairement à ce que croient certains sportifs, le geste altruiste pour la santé communautaire ne comporte aucune contrindication quant à l’entraînement et à la pratique d’un exercice physique.

Tel est le rappel fait par Jocelyn Gagnon, professeur au Département d’éducation physique de l’Université Laval. La précision tombe à point, tout juste à l’approche de la traditionnelle Collecte de sang du PEPS, ce jeudi 25 novembre de 8h30 à 18h. L’initiative des étudiants de troisième année des cours Éducation à la santé 1 et Équité en intervention sportive, du Département d’éducation physique, se déroule sous la supervision de l’équipe d’Héma-Québec.

Lors d’un don, on ne prélève que 450ml de sang. Comme l’organisme humain compte environ cinq litres de sang, les réserves suffisent amplement au maintien de toutes les fonctions de l’organisme. Les quelques millilitres prélevés pourront quant à eux sauver la vie de quatre personnes. Comme la 18e collecte occupera les espaces d’un centre sportif, les organisateurs estiment que l’occasion est idéale pour faire tomber les mythes concernant le don de sang et la pratique du sport.

Sauf pour les sports d’endurance

«Plusieurs pensent à tort que les athlètes de haut niveau doivent s’abstenir de donner du sang pour ne pas nuire à leurs performances. Dans les faits, le don de sang provoque une baisse temporaire (quelques jours) de la quantité d’hémoglobine. Cela n’affecte que les athlètes qui pratiquent des sports d’endurance, comme les coureurs et les skieurs de fond. En revanche, le footballeur, la volleyeuse ou le hockeyeur n’y verront que très peu de différence. Il est simplement suggéré d’attendre de six à huit heures après un don avant de s’adonner à une activité physique intense», explique le professeur Gagnon.

Depuis 18 ans, plus de 8000 personnes ont répondu à l’appel et participé à la Collecte de sang du PEPS. Photo gracieuseté PEPS UL

Métro Média

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