Économie
16:57 24 avril 2021 | mise à jour le: 29 avril 2021 à 09:32 temps de lecture: 2 minutes

Manifestation en faveur d’un meilleur contrôle des loyers

Manifestation en faveur d’un meilleur contrôle des loyers
Pour le BAIL et le CLAQO, les mécanismes actuels d’encadrement des hausses de loyer sont inefficaces. /Photo Métro Média – Archives

LOGEMENTS. Il n’y a pas que le marché de la propriété résidentielle qui s’avère difficile d’accès en période d’effervescence. Celui du logement locatif montre aussi des signes de resserrement qui ont un impact sur le coût des mensualités. Devant l’évidence, des groupes de défense des droits des locataires reviennent à la charge. Ils réclament du gouvernement l’instauration d’un contrôle obligatoire des loyers.

Cette revendication est revenue sur le devant de la scène lors d’une récente manifestation devant l’Assemblée nationale. Dénonçant «l’utilisation plus fréquente par certains propriétaires immobiliers de stratagèmes malveillants pour augmenter les loyers», le Bureau d’animation et information logement (BAIL) et le Comité logement d’aide de Québec Ouest (CLAQO) interpellent la ministre de l’Habitation. Ils veulent la rencontrer pour faire état de la situation dans la région de Québec.

«Depuis deux ans, on constate une hausse importante du nombre de locataires qui sont la cible de tactiques abusives. Pressions indues, hausses disproportionnées, fausses reprises de logement, évictions pour agrandissement, subdivisions, changements d’affectation, etc. Les propriétaires disposent d’un vaste arsenal pour obtenir le départ des locataires en place et avoir le champ libre pour hausser substantiellement les loyers», déplore Jonathan Carmichael, organisateur communautaire au BAIL.

«Le problème connaît un essor particulier à Sainte-Foy. Relativement épargné ces dernières années par ce type d’atteinte au parc locatif et au droit au maintien dans les lieux, le secteur a vu le nombre de cas monter en flèche depuis le début janvier. Ces dernières semaines, des centaines de locataires ont dénoncé le phénomène. On craint qu’ils viennent gonfler les rangs des mal-logés de l’endroit», s’inquiète François Dignard, organisateur communautaire au CLAQO.

Québec Hebdo

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