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09:46 30 mars 2021 | mise à jour le: 30 mars 2021 à 10:50 temps de lecture: 3 minutes

Grève d’un jour pour souligner 1 an sans convention dans les cégeps

Grève d’un jour pour souligner 1 an sans convention dans les cégeps
Les salles de classe sont vides ce mardi 30 mars, en raison d'une grève dans les cégeps. /Photo Métro Média – Archives

CONFLIT DE TRAVAIL. À la veille du premier anniversaire de la fin de leur convention collective, les syndicats des professeurs, éducatrices spécialisées et accompagnatrices des cégeps de Garneau et de Sainte-Foy tiennent ce mardi une journée de grève. Le débrayage vise à dénoncer l’impasse qui perdure aux tables de négociation.

Ce sont plus de 8000 enseignants, membres du personnel de soutien et du personnel professionnel affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) qui sont sur les lignes de piquetage. «Comme travailleuses et travailleurs sur le terrain, on a besoin de ressources et de soutien pour améliorer durablement nos services à la population», commente la présidente du syndicat des éducatrices spécialisées et accompagnatrices du Cégep de Sainte-Foy, Sophie Collin.

La situation est identique du côté du Cégep Garneau. En raison de la journée de grève exercée par le personnel de soutien et le personnel professionnel, l’établissement est fermé aujourd’hui. Cela implique autant la formation régulière que la formation continue, ainsi que les services administratifs incluant la bibliothèque, le Centre sportif et les cliniques spécialisées. Seuls les stages de Soins infirmiers en milieux cliniques et les stages se déroulant en milieu externe sont maintenus. Le CPE La Frimousse poursuit également ses activités.

En attente d’offres sérieuses

Les présidentes de la FPSES-CSQ, Valérie Fontaine, de la FEC-CSQ, Lucie Piché, et le président de la FPPC-CSQ, Éric Cyr, déplorent toujours attendre des offres sérieuses après près d’un an et demi en négociation. Le temps est venu à leur avis d’intensifier les moyens de pression pour lui faire entendre raison.

«Ça fait un an que nous sommes sans contrat de travail. Un an que le personnel n’a pas baissé les bras face aux défis et revirements de situation causés par la pandémie. Ces gens ont à cœur d’offrir des milieux d’études de qualité, mais on doit leur donner les moyens de le faire. Le réseau collégial vit une forte problématique d’attraction et de rétention du personnel. La dégradation de nos conditions de travail et de salaire y est pour quelque chose. Cette journée de grève est un cri du cœur», insiste Mme Fontaine.

Rappelons que les syndicats du collégial de la CSQ ont voté des mandats de grève équivalant à cinq jours, à exercer au moment jugé opportun.

Québec Hebdo

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