L'Appel
07:23 1 février 2021 | mise à jour le: 1 février 2021 à 09:56 temps de lecture: 2 minutes

Menace de débrayage aux Découvreurs

Menace de débrayage aux Découvreurs
Les enseignants des Découvreurs veulent mettre de la pression sur le gouvernement en se donnant un vote de grève. /Photo Métro Média – Archives 123 RF

ÉDUCATION. Un risque de grève plane sur les écoles primaires et secondaires sur le territoire du Centre de services scolaires des Découvreurs (CSSD). Les enseignants membres du Syndicat de l’enseignement des Deux Rives, affilié à la CSQ, ont voté à 79% en faveur de cinq jours de débrayage. Ces moyens de pression pourraient être appliqués sur une base rotative aux moments jugés opportuns.

À première vue, la démarche vise à faire bouger le gouvernement provincial et son ministère de l’Éducation. Le syndicat dénonce principalement la dégradation de la situation depuis plusieurs années. Il se dit préoccupé par l’hémorragie des démissions, ce qui engendre un manque d’effectif et un découragement généralisé. Les négociations portent aussi sur la lourdeur de la tâche, la gestion des classes et les services aux élèves en difficulté. Des aspects que la pandémie a empirés grandement.

Rien d’imminent

«Pour le moment et à brève échéance, les parents n’ont pas à s’inquiéter. Obtenir un mandat de grève n’oblige pas à l’exercer. Cependant, ça change la donne et met de la pression sur l’employeur à la table de négociation. Notre stratégie reste à définir à savoir si on appliquera les cinq jours de grève de manière consécutive ou rotative ou même à coup de demi-journée. Tout cela reste à discuter en fonction de l’avancement des pourparlers», précise le président du syndicat, Martin Hogue.

Ce dernier comprend les désagréments que d’éventuels débrayages pourraient représenter pour les parents. Il ajoute que l’objectif consiste à améliorer les conditions de travail et d’enseignement aux élèves. Reste que le résultat du vote s’avère fortement favorable aux moyens de pression (427 pour vs 111 contre sur 538 votes aux Découvreurs).

Impacts minimisés

Au CSSD, le directeur général Christian Pleau souhaite que la négociation se termine rapidement et à la satisfaction des parties. «Nous avons besoin de la contribution des membres de notre personnel. Advenant l’annonce d’une grève, nous évaluerons les possibilités de minimiser les impacts sur les services aux élèves.»

Québec Hebdo

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