L'Appel
08:24 23 décembre 2020 | mise à jour le: 23 décembre 2020 à 19:38 Temps de lecture: 5 minutes

Dernière assemblée du conseil mouvementée à Saint-Augustin

Dernière assemblée du conseil mouvementée à Saint-Augustin
Photo: /Métro Média - ArchivesL’année se termine sur une note amère pour le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, critiqué par certains citoyens et même un élu.

MUNICIPAL. Sorte de clin d’œil à un passé cahoteux pas si lointain, le conseil de ville de Saint-Augustin termine 2020 sur une note plutôt mouvementée.

D’une part, le maire Sylvain Juneau a eu maille à partir avec le conseiller Marcel Desroches, au cours d’un long échange de propos divergents. D’autre part, les citoyens se sont relayés pour poser des questions insistantes et transmettre leur insatisfaction quant au suivi de certains dossiers.

Le courant ne passe pas

Des citoyens inquiets par l’implantation d’une ligne souterraine d’alimentation en électricité sur la route Tessier ont soumis une pétition au conseil municipal. Ils déplorent le manque de consultation et de transparence dans ce dossier. Or, le conseil a statué par résolution (5 contre 1) en faveur de ce projet d’Hydro-Québec. Celui-ci ne se trouve donc plus à l’étape de consultation, mais plutôt à celle de préparation des plans et devis en vue de l’exécution des travaux en 2021.

Le maire Juneau rappelle «qu’Hydro-Québec peut agir unilatéralement et n’a pas de permission à demander au conseil municipal. En guise de compensation, on a négocié la mise en place d’un trottoir aux frais de la société d’État. Cela évite des coûts d’environ 500 000$ pour la Ville et une hausse de la taxe de secteur. De plus, aucune perte d’espace de stationnement n’est prévue».

À son avis, il n’est pas possible de demander une compensation à la société d’État pour les résidents touchés. Enfin, une consultation pourra avoir lieu, mais seulement sur l’aménagement de la chaussée et des voies cyclables, après les travaux.

Cette position ferme basée sur l’évolution de ce dossier a fait bondir le conseiller Marcel Desroches. Il soutient qu’il y aurait lieu néanmoins d’entendre les citoyens concernés. Si le dossier débouche sur une acceptation sociale, il s’engage à se rallier à la majorité. Au passage, l’élu reproche au maire «de n’avoir consulté aucun spécialiste et accepté le premier projet soumis. Et ce, sans voir si de meilleures options existent, comme c’est trop souvent le cas à Saint-Augustin».

Ayant déclaré plutôt son conflit d’intérêts étant un propriétaire directement concerné, M. Desroches a tenu à faire connaître son opinion. Il estime que la Ville doit tenir compte de la pétition déposée, car «ce dossier est mal ficelé et va à l’encontre de l’intérêt des résidents. Quand on consulte, on ressort généralement avec de nouvelles idées et on aboutit à un projet bonifié. Il y aurait eu d’autres trajets à étudier, afin d’éviter de rouvrir la route Tessier qui vient d’être refaite à neuf en 2018».

Le conseiller municipal a conclu la confrontation en déclarant que «c’est votre projet que vous avez négocié seul et vous avez beau jeu de l’imposer parce que la Covid empêche les consultations publiques en personne». Le maire a réitéré que la décision a été prise démocratiquement à la majorité du conseil municipal. Pour lui, l’ensemble de la municipalité va y gagner en qualité de vie et en sécurité.

Perte de stationnement dénoncée

Des résidents du secteur sud du lac Saint-Augustin dénoncent la perte de possibilité de se stationner dans les rues Claude et Raymond. La décision de la Ville s’explique par l’impossibilité pour les véhicules d’urgence de circuler librement. Les gens mettent en cause l’ajout d’un nouveau développement dans le secteur et déplorent la perte de droits acquis. Ils recommandent une consultation publique en personne, une fois que les limitations liées à la crise sanitaire seront levées. Leur souhait est de voir l’ajout d’un nouvel accès à la route de l’Hêtrière dans leur secteur.

Le maire Juneau rétorque que le développement n’a pas été accepté pour hausser les rentrées foncières dans les coffres de la Ville. «Le permis de construction a été accordé par l’ancienne administration municipale. Si ça n’avait été que de moi, il n’y en aurait pas eu de construction à cet endroit. Après coup, on a tenté de sauver les meubles pour arriver à quelque chose d’acceptable. Notamment, le promoteur a cédé 40% des terrains en guise d’aire de conservation.»

Pour ce qui est de l’ajout d’un feu lumineux sur de l’Hêtrière, la Ville a déjà statué dans un précédent échange sur le sujet que l’idée n’était pas appropriée. On craint qu’en multipliant les feux de circulation sur l’artère principale, cela nuise à la fluidité du trafic. Pire, cela pourrait contribuer à en empêcher l’accès via les artères secondaires.

Québec Hebdo

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Commentaires 1

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  • Larouche

    Les gens aisés ne veulent pas de problème dans leurs cours comme d habitude