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08:09 15 juillet 2020 | mise à jour le: 14 juillet 2020 à 11:26 temps de lecture: 4 minutes

Autres essais cliniques pour contrer la Covid-19

Autres essais cliniques pour contrer la Covid-19
Les essais cliniques viseront à améliorer les conditions des patients atteints de la Covid-19 aux soins intensifs. (Image tirée d'une vidéo – IUCPQ-UL)

SANTÉ. Deux nouveaux traitements prometteurs contre la Covid-19 feront l’objet d’essais cliniques pancanadiens et internationaux. Les travaux seront menés sous la responsabilité du Dr Alexis Turgeon, intensiviste, chercheur du CHU de Québec et professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval. Ils profitent d’un appui de près de 2,2M$ des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), pour tester l’efficacité du plasma de convalescents et des anticoagulants chez les patients admis aux soins intensifs.

Le premier traitement, qui consiste à administrer le plasma de patients guéris de la COVID, vise à donner des anticorps humains pour ainsi neutraliser le virus. Cet essai clinique se fait en collaboration avec Héma-Québec et la Société canadienne du sang, les deux organisations responsables de la distribution des produits sanguins au Canada.

Le second traitement consiste en l’administration d’anticoagulants, des médicaments qui éclaircissent le sang, à des patients gravement atteints de la COVID-19 et soignés aux soins intensifs. Les chercheurs veulent évaluer si ces médicaments, des héparines de bas poids moléculaire ou non-fractionnées, peuvent prévenir la formation de microcaillots dans le sang, une complication connue de la COVID-19 et responsable de plusieurs décès.

«Les deux interventions qui feront l’objet de ces essais cliniques sont très prometteuses, peu coûteuses et très accessibles lorsqu’elles sont comparées à plusieurs traitements à l’étude. Grâce au financement des IRSC, nous pourrons non seulement savoir si ces deux options thérapeutiques sont efficaces pour traiter les patients gravement malades admis à l’unité des soins intensifs en raison de la COVID-19, mais également nous assurer d’encadrer leur utilisation de façon judicieuse», explique le Dr Turgeon.

Collaboration et recrutement

Ces essais cliniques seront menés en collaboration avec le Dr Ryan Zarychanski de l’Université du Manitoba, des chercheurs canadiens du Canadian Critical Care Trials Group, incluant les docteurs François Lauzier, intensiviste, et Lynne Moore, épidémiologiste, au CHU de Québec-Université Laval, ainsi que d’autres chercheurs internationaux. Le recrutement de patients pour ces deux essais cliniques devrait commencer sous peu, tant au Québec, que dans plusieurs centres de recherche à travers le Canada et ailleurs dans le monde.

Trois autres projets financés par les IRSC

En plus du Dr Turgeon et de son équipe, trois autres professeurs de l’Université Laval et chercheurs au CHU de Québec-Université Laval ont obtenu un financement à l’occasion de l’annonce faite aujourd’hui par les IRSC. Il s’agit de : Louis Flamand, professeur et directeur du Département de microbiologie-infectiologie et d’immunologie, qui étudie la réaction inflammatoire; Marie-Pierre Gagnon, professeure à la Faculté des sciences infirmières, dont les travaux portent sur les mesures de santé publique mises en œuvre dans les pays africains francophones en conflit durant la pandémie; Holly Witteman, professeure au Département de médecine familiale et de médecine d’urgence, qui s’intéresse à la création d’outils de communication numérique adaptables.

Ce qu’ils ont dit:

  • «Je tiens à féliciter le Dr Turgeon et son équipe pour cette importante contribution à l’effort international, afin de trouver des traitements efficaces contre la Covid-19. La crise actuelle nous rappelle sans cesse l’importance de la recherche clinique, mais également le leadership et l’innovation dont font preuve les équipes du Centre de recherche du CHU.» – Martin Beaumont, p.-d.g. du CHU de Québec-Université Laval.

  • «Ces nouveaux projets visant à combattre plus efficacement la Covid‑19 s’ajoutent à huit initiatives de recherche de professeurs de l’Université Laval déjà soutenues par les IRSC. Ils démontrent encore une fois le rôle significatif que l’Université Laval est en mesure de jouer dans la lutte contre la pandémie, tant sur le plan national qu’international.» – Sophie D’Amours, rectrice de l’Université Laval

Québec Hebdo

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