Économie
07:13 3 juillet 2020 | mise à jour le: 1 juillet 2020 à 10:01 temps de lecture: 4 minutes

L’aéroport freiné dans son élan

L’aéroport freiné dans son élan
Après 18 ans consécutifs de progression, l’Aéroport international Jean-Lesage a vu sa croissance freinée en début 2020. (Photo gracieuseté – YQB)

Diminution inévitable des vols en 2020

AVIATION. Le rapport annuel 2019 de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB) est sans équivoque. Cette 18e année consécutive de croissance, avec un nouveau record de 1 789 005 passagers, sera la dernière d’un long cycle. L’arrêt des activités en raison de la pandémie a stoppé l’élan en plein vol.

Dans son bilan financier, l’organisation souligne l’atteinte de revenus de 70,3M$ permettant de dégager des surplus d’exploitation de 5,4M$. L’espoir de poursuivre dans cette direction s’est toutefois envolé avec la crise sanitaire de la Covid-19. «L’année 2020 avait pourtant débuté en force, révèle le document officiel. L’aérogare de Québec a enregistré des quantités inégalées de passagers pour les mois de janvier et de février. Soit une croissance de 6,8% et de 9,1% respectivement pour ces deux mois.»

Puis, la fermeture des frontières en raison de la propagation du coronavirus est venue tout chambouler. YQB a vu ses vols s’évaporer et ses revenus fondre de 90%. Résultat: les prévisions pour 2020 sont maintenant évaluées à 600 000 passagers. Sous réserve de la réouverture des frontières, de la progression du virus dans le monde, des découvertes scientifiques, des stratégies d’affaires des compagnies aériennes et de la propension des gens à voyager par avion. Un retour à la normale n’est envisagé que d’ici 2023.

Or, bien que l’industrie du transport aérien a été la première frappée par la Covid-19 et sera l’une des dernières à être relancée, l’optimisme prévaut. L’équipe de YQB s’affaire déjà à la reprise des activités aéroportuaires. Elle travaille étroitement avec les autorités compétentes, les compagnies aériennes et ses partenaires «à mettre en place des mesures sanitaires additionnelles. Aussi, de nouveaux protocoles opérationnels seront implantés, afin de rassurer les voyageurs et leur offrir un parcours biosécuritaire».

Après que l’une des deux croix lumineuses de l’église de L’Ancienne-Lorette se soit éteinte, il a été décidé de les doter toutes les deux de feux de position respectant les normes de l’aviation. (Photo Métro Média – François Cattapan)

Feux de sécurité aux normes

Par ailleurs, la direction de l’Aéroport Jean-Lesage a rapidement rectifié les faits concernant l’entretien des feux de sécurité sur les clochers de l’église de L’Ancienne-Lorette. «Nous avons éclairci certains malentendus avec l’auteur du texte d’opinion paru dans Le Soleil. En effet, YQB et la Paroisse Notre-Dame-de-l’Annonciation ont travaillé conjointement au projet de rajeunissement de ces équipements. Le tout s’est concrétisé dans le respect des normes dictées par Transports Canada», précise Laurianne Lapierre, conseillère en communication et relations médias pour l’aérogare.

Contrairement à ce qui était évoqué, le remplacement des croix illuminées par des feux de position était rendu nécessaire. De plus, la facture d’environ 8000$ a été assumée en partie par YQB. «Nous avons déployé les ressources humaines et financières nécessaires à la réalisation de ces aménagements», assure Mme Lapierre. Un geste qualifié d’altruiste et responsable envers la fabrique peu fortunée. De fait, le Règlement canadien de l’aviation stipule que «les propriétaires d’immeubles ont la responsabilité de se conformer aux normes de sécurité de l’espace aérien autour des aéroports».

Parmi les mesures sanitaires additionnelles mise en place par YQB, on note le nettoyage accru des points de contact, le port du masque obligatoire et le préenregistrement en ligne. (Photo gracieuseté – YQB)

Québec Hebdo

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