Économie
08:32 9 juin 2020 | mise à jour le: 4 juin 2020 à 08:22 temps de lecture: 4 minutes

Quand le vélo devient l’activité numéro 1

Quand le vélo devient l’activité numéro 1
Les consommateurs sont si nombreux que les inventaires ont fondu, comme cela survient habituellement à la fin de l’été. (Photo Métro Média – Archives)

La pandémie fait exploser la demande et pédaler les détaillants du loisirs sur deux roues

CONSOMMATION. Devant l’impossibilité de pratiquer la majorité des sports et loisirs, mesures sanitaires obligent, le vélo s’est imposé ce printemps. Rare activité respectant la distanciation physique imposée par la Santé publique pour contenir la propagation du coronavirus, la demande a littéralement explosé.

Si les principaux détaillants de la région de Québec se frottent les mains, ils doivent aussi satisfaire une demande importante et inattendue. De plus, la situation particulière actuelle oblige une restriction de la circulation en magasin, alors que la clientèle se fait plus abondante que jamais. Voilà qui impose des défis de gestion de l’expérience client autant que des inventaires à leur disposition.

«Ça va super bien et ça ne dérougit pas depuis les premiers beaux jours d’avril et mai. Par contre, comme tout le monde dans l’industrie, il a fallu s’adapter. En plus des mesures d’hygiène à l’entrée, nous fonctionnons au rythme de l’accompagnement d’un conseiller dédié à chaque client. C’est plus long et ça provoque des files à l’extérieur, mais c’est idéal pour le service et bien accepté par la clientèle», indique Matthew Turcotte, propriétaire de Lessard Bicycles à Sainte-Foy.

Accessible et familiale

Les spécialistes interrogés expliquent la flambée de popularité du vélo parce qu’il s’agit d’une activité à la fois accessible et familiale. «Pendant longtemps, surtout avant le déconfinement, les gens avaient peu de choix. Au début, ça se limitait à faire de la réno ou de la marche. Puis, avec le beau temps, se sont ajoutés le jogging et le vélo. Venus pour équiper leurs enfants, plusieurs parents ont acheté une bicyclette en se disant: je vais m’y remettre et on va en faire en famille», constate Pierre Lefrançois copropriétaire des trois boutiques Sports Olympe, dont celle de L’Ancienne-Lorette.

Après les vélos pour enfants, la demande a aussi explosé pour les modèles hybrides, de montagne et électriques. (Photo gracieuseté)

Selon ce dernier, une partie du budget des vacances fort probablement à la maison pour cet été a été consacré à cette activité pouvant être autant un loisir qu’un transport. Rien d’étonnant à ce que les pistes cyclables de la région soient prises d’assaut en ce moment. «Surtout que la Capitale est bien pourvue en la matière, ajoute Sylvain Desbiens, gérant chez Performance Bégin. C’est une bonne chose qu’ils en profitent en cette période de nombreuses interdictions. Au moins, les gens s’activent et bougent, ce qui est bon pour leur santé physique et mentale.»

Inventaire en surchauffe

En contrepartie, toute flambée de demande imprévue apporte son lot de soucis pour les magasins pris d’assaut. La plupart se trouvent confrontés à des baisses drastiques d’inventaires. «La situation est exceptionnelle. J’ai notamment la responsabilité de planifier les achats. Or, déjà, on arrive à dénicher des vélos qu’en petites quantités ici et là. Habituellement, les ruptures de stocke surviennent plutôt à la fin août», précise encore M. Desbiens.

Constat confirmé par M. Turcotte. «La folie a commencé dans les bicyclettes pour enfants, puis elle s’est étendue à l’ensemble des types de vélos. Les parents étant à la maison, les leçons pour passer du tricycle aux deux roues se sont multipliées. Après, note-il, les plus grands ont voulu se gâter et les modèles hybrides et électriques se sont envolés.» Bref, tous les modèles d’entrée de gamme à moins de 1500$ ont été très populaires. «On ne s’en plaindra pas, il s’agit d’un beau problème, temporise M. Laferrière. À nos équipes de voir à combler la demande pour ce loisir sans contraintes.»

Depuis le Salon Info Vélo, début mars, l’attrait pour ce loisir n’a fait que croître à la faveur du confinement imposé par la Covid-19. (Photo Métro Média – Archives)

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