L'Appel
07:13 28 avril 2020 | mise à jour le: 27 avril 2020 à 17:14 temps de lecture: 3 minutes

Commémoration des 260 ans de la victoire de Sainte-Foy

Commémoration des 260 ans de la victoire de Sainte-Foy
En 1855, la SSJBQ a entrepris l'érection d'un monument à la gloire des braves soldats de la bataille de Sainte-Foy. Il s’élève au parc des Braves, où s'est déroulé l'épisode le plus dramatique de la bataille. (Photo tirée de Google Street View)

HISTOIRE. Le printemps 1760, fut marquant, pour la ville de Québec et son avenir. Plus particulièrement la date du 28 avril. Comme chaque année la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Québec rend hommage aux braves soldats de la dernière victoire française de Sainte-Foy.

À l’époque, rappelle la SSJB, les Anglais ont remporté la bataille des plaines d’Abraham. Ils ont hiverné à l’intérieur des fortifications de Québec. La colonie française a été négligée par la métropole, en raison de la situation politique européenne. Toutefois, le sentiment de fierté est intact chez les dirigeants et les habitants. Le premier ministre du Québec, Louis-Olivier Taillon, souligne cet état d’esprit, lors de son discours d’inauguration de la statue du marquis de Lévis, le 24 juin 1895:

«(…) Mais Lévis et Montcalm n’étaient pas hommes à se laisser décourager par ces désavantages. On les voit courir sur tous les points menacés pour organiser la défense ; à la côte de Beauport, à Québec, à Montréal, à l’Île-aux-Noix, à Frontenac, à Carillon, donnant toujours à leurs soldats l’exemple de la valeur et du dévouement au drapeau national.

Après les victoires de Carillon et de Montmorency, Montcalm est défait et mortellement blessé sur les plaines d’Abraham, en septembre. Le chevalier de Lévis, en apprenant la triste nouvelle, envoie un courrier à Québec pour conseiller la résistance. Il était trop tard. Québec avait capitulé. Que faire? On manquait de soldats et de munitions. Plusieurs paroisses avaient été dévastées et la ville bombardée pendant deux mois. C’était partout la désolation.

Statue à l’effigie du marquis de Lévis, installée sur la devanture du parlement à Québec, a été dévoilée le jour de la Fête nationale du Québec en 1895. (Photo gracieuseté)

Combattre en attendant les secours

Cependant MM. de Vaudreuil et de Lévis avec Mgr de Pontbriand décident de continuer la lutte. Et les Canadiens, à quelques exceptions près, approuvent cette décision. On attendait des secours de France!

Le chevalier de Lévis se met à préparer une expédition qui devait reprendre Québec. Avril n’est pas encore passé que déjà une armée de 5000 hommes, dont moitié était formée de miliciens recrutés dans les diverses paroisses des régions de Montréal et de Trois-Rivières, se dirige sur Québec (fort Jacques-Cartier à Cap-Santé).

En dépit des intempéries de la saison, la marche de la petite armée est rapide, car il ne faut pas donner au général Murray le temps de se fortifier. Le 28 avril, le combat s’engage. Les deux armées luttent avec courage. Pour une ultime fois, la victoire sourit à la valeur française.» (…) Les secours n’arriveront pas et on connaît la suite…

Pour se replonger dans l’ambiance des discours patriotiques de l’époque, ils sont dans Les annales de la SSJB de Québec, volume III, 1889-1901, par H.-J.-J.-B. Chouinard. Pour plus d’information sur la SSJB de Québec, cliquez ici.

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