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15:16 21 février 2020 | mise à jour le: 21 février 2020 à 15:19 temps de lecture: 3 minutes

Blocus ferroviaires: Saint-Augustin craint pour ses entreprises

Blocus ferroviaires: Saint-Augustin craint pour ses entreprises
Le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, s’ajoute au groupe croissant d’élus et de gens d’affaires qui s’impatientent contre les blocus ferroviaires. (Photo Métro Média – Archives)

POLITIQUE. Les élus et les gens d’affaires sont de plus en plus nombreux à dénoncer la pénurie de ressources occasionnée par les blocus ferroviaires. Le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, ajoute sa voix au concert de réprobation devant l’inaction fédérale.

Dans une lettre transmise aux médias, l’élu augustinois indique que les entreprises du vaste parc industriel François-Leclerc subissent des inconvénients majeurs. À son avis, les quelque 120 grandes entreprises employant plus de 5000 travailleurs sur son territoire sont menacées par l’actuelle rupture d’approvisionnement. S’il n’y a pas encore eu de mises à pied, l’éventualité ne saurait tarder.

«Nombre de dirigeants d’entreprises m’indiquent que leurs opérations sont en périls. L’urgence d’une résolution du problème se calcule en heures et jours, pas en semaines. L’approche du dialogue pacifique va de soi et tout cela doit se faire dans le respect mutuel, tout le monde en convient. Cela dit, les entrepreneurs ont eux aussi droit à ce même respect. Ils sont non seulement les piliers de notre économie, mais aussi l’eau au moulin de notre vie en société», déclare M. Juneau.

En ce sens, il estime «impératif que le gouvernement fédéral prenne sans délai les mesures appropriées pour que soit levé ledit blocus. Le premier ministre du Canada doit faire preuve de leadership et s’assurer que son gouvernement propose à très brève échéance une solution concrète. Celle-ci doit permettre le retour à la libre circulation des trains sur le territoire en marge des négociations en cours».

Pour le maire de Saint-Augustin, «la situation qui prévaut est intolérable, tout autant que l’inertie du gouvernement fédéral dans ce dossier». Il réclame une trêve des discours creux pour faire place à des résultats tangibles. «On a atteint le point où la patience cesse d’être une vertu. Il ne faudrait pas confondre garder son calme et sembler être sous anesthésie générale», lance-t-il dans le langage imagé qu’on lui connaît.

Godin en rajoute

Le député de Portneuf–Jacques-Cartier, Joël Godin, a également interpellé le gouvernement fédéral en Chambre. Il dénonce le blocus qui, depuis 16 jours, cause des difficultés importantes à des centaines d’entreprises et à de nombreux citoyens.

«Une entreprise de la région, Chemco, qui distribue du déglaçage pour avion et fournit entre autres les aéroports de Québec et Mirabel, est en rupture de stock. Qu’est-ce qu’on fait de la sécurité des gens? Les étagères des supermarchés se vident, c’est urgent d’agir! C’est quoi la limite du gouvernement pour lever les blocus illégaux?», s’interroge M. Godin.

Québec Hebdo

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